Les rescapés de la Shoa quittent ce monde et certains aimeraient que leurs témoignages les accompagnent

Publié le par C.D.E.C.

Mardi 31 aout 2010, Catherine Pederzoli, 58 ans, professeur d‘histoire-géographie au lycée Henri Loritz de Nancy, est suspendue de ses fonctions accusée de consacrer trop de temps à la shoah.
Le rapport de l’enquête de l’inspection générale de l’éducation nationale reproche à l’enseignante "l’instrumentalisation des élèves" par des "lavages de cerveaux".
Mme Pederzoli avait l'habitude d'organiser des voyages en Pologne et en République tchèque depuis une quinzaine d'années avec ses classes de seconde, première et terminale et aurait “manipulé ses élèves" qui protestaient contre la décision de réduire de moitié le nombre d’élèves partant en Pologne pour le prochain voyage.
Les inspecteurs pointent des "manquements aux obligations de réserve, de neutralité et de laïcité".
La vérité de cette histoire est politique.
Les élèves et les parents, de toutes opinions et de toutes confessions, ont approuvé le voyage et apprécié les qualités historiques et pédagogiques de l’enseignante qui s’était chargée de l’organiser.
Mais tel n’était pas l’avis de certains collègues.
La laïcité est le principe d'unité qui rassemble les hommes d'opinions, religions ou de convictions diverses en une même société politique, distincte par conséquent d'une communauté.
En aucun cas l’enseignement de la shoah ne peut aller a l’encontre de ce principe de la République.

Alors pourquoi suspendre cette enseignante ?

La raison est simple, la shoah est une vérité qui dérange et dont on ne veut plus entendre parler car il subsiste un sentiment de culpabilité.

Cela ne fait que soixante-cinq ans que six millions de juifs ont subis la barbarie nazie en étant insultés, traqués, dénoncés, déportés et brûlés sur l’ensemble du sol européen.
Pourtant il nous est déjà reproché de consacrer trop de temps à la Shoah et de trop rappelé que l’homme a été capable des pires horreurs envers son prochain uniquement parce qu’ils n’avaient pas la même religion ni la même culture.

Soixante cinq ans plus tard de plus en plus de rescapés de la Shoah quittent ce monde et on aimerait que leurs témoignages les accompagnent.

ET BIEN NON, nous ne les laisserons pas faire !

Car notre mémoire est eternel !

Nous ne devons jamais cesser de raconter et d’enseigner ce génocide, fier de montrer que rien ni personne n’a pu, ni ne pourra, nous faire disparaître.

Mme Pederzoli a également subit un certain nombre de remarques désobligeante de la part de ses collègues du genre : « C’est très bien ton voyage à Auschwitz… Mais quand parleras-tu du génocide de Gaza ? ».

Aujourd’hui nos ennemis aimeraient nous faire passer pour les mêmes bourreaux que l’ont étés les nazis et leurs collaborateurs mais nous ne pouvons accepter cela, Israël est un pays démocratique et personne n’a le droit de dire de tels abominations.
Comme le disait Herbert Pagani « l’antisémitisme renait de nos cendres et s’appelle antisionisme ». A nous de contrer tous ceux qui aimerait nous comparer à l’incomparable.


Jeunes Juifs de France levez-vous et soyez prêt à lutter contre les détracteurs de l’histoire afin de respecter un devoir qui nous est commun :
Notre devoir de Mémoire, afin de faire vivre les âmes de ceux qui nous ont quittés trop tôt.

 

Nathan TAIEB
Étudiant en droit et gestion à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Publié dans ANTISEMITISME

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