« Tel Aviv mon Amour »

Publié le par Michel GARROTE

Tel Aviv est au troisième rang mondial des meilleures villes à visiter, selon une récente édition de Lonely Planet. Cela ne me surprend pas le moins du monde. Je me suis rendu, une quatrième fois, en Israël, en septembre dernier. J’y ai séjourné trente jours, me déplaçant entre Jérusalem et Tel Aviv. Et je confirme : Tel Aviv est une des meilleures villes au monde à visiter.

 

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Des villes, j’ai dû en visiter des dizaines, étant donné que j’ai foulé le sol d’une trentaine de pays. Pour ce qui est de la qualité de vie, je dirais même que Lonely Planet aurait très bien pu décerner à Tel Aviv, non pas la troisième place, mais la première, devant New York et Tanger. Si l’édition de Lonely Planet qui mentionne Tel Aviv n’a pas beaucoup intéressé les médias francophones (comme d’habitude…), elle a, en revanche, été reprise sur Internet.

 

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Ainsi, Hélène Pagès, sur http://www.israel7.com/ écrit : « L’attraction mondiale pour Tel-Aviv n’est plus à prouver. Le magazine de voyage, Lonely Planet, a décerné la médaille de bronze à la métropole israélienne dans son classement des ‘meilleures villes du monde’. C’est en particulier le développement de ses arts, de sa scène musicale, ainsi que l’ambiance décontractée et libérale qui ont été récompensés par le magazine ».

 

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« Tel-Aviv arrive après New York, puis en second un choix plus surprenant, Tanger au Maroc. ‘Tel-Aviv est l’opposé de Jérusalem, la ville de la modernité à l’inverse de la ville sainte perchée sur une montagne’, souligne le guide de voyage. Rien de bien nouveau dans cette description surtout qu’elle se base surtout sur des stéréotypes qui ne renvoient qu’à une facette de Tel-Aviv : ‘L’hédonisme est la seule religion qui unit ses habitants ».

 

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« Il y a plus de bars que de synagogues. Dieu est un DJ et le corps de chacun est son temple’. Difficile de faire davantage dans le cliché, avec au passage une claque bien sentie adressée aux Israéliens religieux. Reste que la ville a remporté une brillante troisième place alors qu’aucune ville française ne figure dans le top 10 du classement », conclut Hélène Pagès.

 

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Je ne peux que confirmer la remarque d’Hélène Pagès sur le cliché véhiculé par Lonely Planet. Il est, en effet, totalement inexact que Tel Aviv ait pour seule religion l’hédonisme et pour seul Dieu un DJ. Lorsque je me promène dans Tel Aviv, par exemple, rue Shenkin, je croise, aussi, de Juifs « religieux » (pieux…) et des chrétiens « religieux » (pieux…), chrétiens arabes, chrétiens russes, chrétiens ukrainiens, etc. ; et non pas uniquement des hédonistes hétérosexuels, gays ou lesbiennes.

 

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Lorsque je me baigne à Beach Metzizim, dans le Nord de Tel Aviv, il y a des « séculiers », mais il y a, également, dans un espace adjacent, des « religieux ». Si je cherche une synagogue, il y en a plein la ville. Si je cherche une église catholique, je n’ai que l’embarras du choix, avec, entre autre, dans le sud de Tel Aviv (que certains appellent Jaffa mais qui fait aujourd’hui partie de Tel Aviv) l’église St-Pierre, rue Mifrats Shlomo ou l’église St-Antoine, rue Jeffet. Et pour les réformés, il y a une église luthérienne près de l’hôtel Renaissance.

 

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Quant à Jérusalem, il est inexact qu’elle soit à l’opposé de Tel Aviv. Car s’il est vrai que Jérusalem est une ville sainte et qu’on y trouve des Juifs pieux et des religieux catholiques, orthodoxes et coptes notamment, il n’en demeure pas moins que la ville reste sécularisée. Il suffit de prendre un verre rue Hébron ou dans la zone piétonne près de l’avenue Jaffa pour se sentir comme à Tel Aviv.

 

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Michel Garroté

Publié dans ISRAEL

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