Si nous, nous ne faisons rien,
Nous créons J-AID, première organisation humanitaire supportée par les communautés juives d'Europe.
Si nous, nous ne faisons rien,
Six millions d'êtres sont morts pour rien »
François Zimeray
Cette initiative est soutenue par le CRIF et l'UEJF.
Le conflit au Darfour est selon l'ONU une des pires crises humanitaires. Le nombre de morts dépasse déjà les 450 000, celui des réfugiés plus de 250 000 et les personnes déplacées sont plus de 2 millions. Des crimes contre l'Humanité sont commis sur une grande échelle. Les organisations humanitaires ne cessent de sonner l'alarme parce que le gouvernement soudanais les empêche d?agir. Le Programme Alimentaire Mondial faute d'argent est obligé de diviser par deux l'aide nutritionnelle (1050 calories par jour) qu'il parvient difficilement à acheminer. Kofi Annan, le Secrétaire général des Nations Unies a déclaré que « le Darfour, c'est l'enfer sur terre ».
La France en particulier a un rôle très important à jouer pour aider le Darfour. Avec l'Angleterre c?est le seul pays européen qui a un siège permanent au conseil de sécurité de l'ONU. Notre pays doit exercer toute son influence pour que l'Organisation des Nations Unies décide les mesures urgentes pour protéger les populations et leur permettre l?accès sans entrave à une aide humanitaire suffisante.
La France est également le seul pays qui dispose de forces militaires stationnées au Tchad qui pourraient imposer une
« no fly zone » pour protéger les civils.
Comment les citoyens d'un pays libre ne peuvent pas s'y intéresser ? Comment chacun d'entre nous ne peut pas se sentir scandalisé ? Comment une personne, religieuse ou athée peut ne pas ressentir de la compassion ? Mais surtout, comment chacun qui s'en souvient peut rester silencieux ? (...). Le silence aide les tueurs, mais jamais les victimes ».
Elie Wiesel
Mais tous les gens normaux qui, comme vous et moi, avaient juré : « plus jamais Auschwitz », puis « plus jamais la Bosnie », puis « jamais, plus jamais, la honte du Rwanda » ? ( ?.)
Que dire stop à Khartoum ne demanderait pas beaucoup plus d'efforts qu'il n'en fallut, il y a dix ans, après cinq ans d'atermoiements et de lâchetés, pour dire stop à Milosevic, nous le savons.
Alors, qu'attendons-nous ?
Chaque jour qui passe est un jour de honte et de défaite.