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Le Centre Académique Ruppin est prestigieux. Il forme la jeunesse israélienne dans de nombreux domaines universitaires majeurs et variés. Hier soir (mercredi), il mettait à l’honneur une institution : le Théâtre Gesher et un homme : Pierre Besnainou. Rappel
Le Centre Académique Ruppin développe bon nombre de domaines d’études : Economie, Sciences comportementales, Direction commerciale mais aussi Ingénierie électrique ou informatique, Bioinformatique ou l’Electronique médicale. Mais pas seulement. L’Académie Ruppin embrasse jusqu’aux sciences de la mer et de l’environnement marin.
Hier soir, l’heure était aux remises de diplômes annuels aux brillants étudiants. Une jeunesse dynamique, vive et porteuse d’espoir. Les forces vives de la nation comme s’est plu à le rappeler le maître de cérémonie qui déclara notamment : « vous êtes maintenant les acteurs et nous sommes les spectateurs. La transition était toute trouvée avec le théâtre Gesher que l'Académie, au delà de ses remises internes, avait décidé d’honorer en tant que symbole de contribution à l’intégration et à l’Alyah.
Le premier lauréat fut donc le théâtre Gesher, théâtre qui se distingue depuis 1991 par sa propension à intégrer des immigrants, particulièrement des russes. Une histoire de ponts disions nous en titre. Un terme doublement approprié : Gesher signifie un pont en hébreu et porte magnifiquement son nom puisqu’il il magnifie la notion de pont entre un pays d’origine et Israël tout autant qu’un pont entre les cultures, fer de lance du projet Gesher.
Le second lauréat, qui réussit par son discours à émouvoir la nombreuse assistance fut Pierre Besnainou. En tant que Président du Congrès juif européen et fondateur de l’association AMI (Alyah pour une meilleure intégration), Pierre Besnainou vit, pour la première fois en Israël, son action récompensée. Lui qui n’a de cesse d’aider des juifs de diaspora à réaliser leur rêve d’Alyah, principalement de France mais également de Tunisie, son pays d’origine. Pierre Besnainou, devant sa famille, ne manqua pas de rappeler d’ailleurs, avec humour, que pour sa maman, présente dans l’assistance, l’heure était enfin à un diplôme …
Plus sérieusement, l’occasion était donnée de saluer un homme et une œuvre dévoués à cette cause. Encore cette idée d’un passeur, par l’intermédiaire d’un pont invisible, ou celle d’un entre deux rives : diaspora – Israël. Pour un miracle maintes fois reproduit : celui de voir un retour aux sources. L’Alyah comme un retour aux sources, à la source de chacun d’entre nous.
Rien de plus éloquent que cette anecdote authentique et forte vécue, par Pierre Besnainou et racontée hier soir, que nous ne pouvons manquer de rappeler. La voici.
Il y a quelques années, l’Agence Juive fit part à Pierre Besnainou, de l’existence d’une famille juive, habitant encore dans une vieille rue de Tunisie. Il lui était demande à lui, en tant que tunisien d’origine, d’essayer, autant que faire se peut, de faire « monter » cette famille. Besnainou trouva l’idée belle mais folle : comment convaincre une famille juive tunisienne de faire son Alyah. Il s’y attela néan moi ns en se disant constamment que cette histoire avait quelque chose de follement surréaliste. Il réussit tant bien que mal à retrouver cette famille, et en tapant à leur porte un jour, il ne pouvait manquer de penser qu’il se trouvait embarqué dans une entreprise étrange. Mais quoi qu’il en fut, il essaya. Il se rappelle ainsi le jour ou il tapa à la porte et qu’une jeune voix demanda, en arabe, qui il était et ce qu’il voulait. Il entendit cette jeune fille appeler sa mère en arabe, la seule langue que cette famille connaissait, et lui annoncer qu’un homme voulait la voir. Il réussit à parler avec ce couple modeste, à tenter de leur expliquer l’importance pour eux mais surtout pour l’avenir de leurs 7 enfants, de vivre un jour en Terre Sainte. Les moi s passèrent à essayer de les persuader. Et la chose arriva, cette famille put réaliser ce rêve. Les moi s passèrent et Pierre Besnainou souhaita un jour se rendre à Ashkelon rendre visite à cette famille. Il arriva, tapa à la porte et entendit une voix d’adolescente dire à sa mère, en hébreu cette fois, qu’un homme voulait la voir …
Le pont avait été parcouru. L’autre rive était bien loin maintenant |