TOUCHE PAS A MON FILS

Publié le par ISRAEL AUJOURD'HUI

  

Touche pas à mon fils!

En écrivant ces quelques lignes mardi soir, je n’ai qu’un seul souhait : c’est celui de vous voir, cher ami lecteur, dire, D.ieu merci, c’est du passé, Gilad a été libéré! Alevaï, alevaï! Que ce texte fasse déjà partie du passé avant d’être distribué ou même imprimé.

Regardez, regardons bien ce magnifique visage d’un jeune juif combattant pour son pays, pour sa patrie. Il a 19 ans, il sert depuis un an au sein de Tsahal mais c’est encore un enfant, un fils d’Israël, notre fils!

Il a été enlevé et se trouve désormais détenu par des fauves assoiffés de sang juif et qui ne rêvent que de nous rejeter de cette terre, notre terre! Ils savent, ces salauds combien la vie a d’importance pour un juif! Si pour eux, mourir pour la cause les conduit au paradis où les attendent 80 vierges (on croit rêver mais non, c’est vrai), pour nous juifs, sauver une vie, c’est comme sauver un monde!

Tous les spécialistes ont annoncé que le temps ne jouait pas en faveur Gilad; les premières 24 heures passées, il devient de plus en plus difficile d’intervenir sans un renseignement précis, très précis même.

Un haut responsable du Chabak (Renseignements Généraux) précisait il y a quelques heures à la commission des Affaires Etrangères de la Knesset qu’il savait “à peu près” où se trouvait Gilad. Faux ou vrai, allez donc savoir. Les nouvelles vont succéder aux informations mais, concrètement, il faudra attendre vraiment de voir Gilad parmi nous.

Qui ne se souvient du tragique épisode du jeune Na’hchon Waxman assassiné par ses gardiens quelques secondes avant sa libération?

On ne veut pas y penser mais peut-on l’éviter?

En ces terribles moments d’incertitude, notre solidarité, notre amour sont bien entendu tendus vers Gilad mais aussi et peut-être surtout vers ses parents, son père, sa mère, personnages d’une dignité exemplaire.

Ces moments d’attente quasi-insurmontable sont eux qui permettent à tous nos citoyens de retrouver une unité si souvent disparue. Gilad, nous t’attendons tous, reviens-nous vite “bari et chalem”. Amen!


Le geste qui touche

Je mentirai si je disais ne pas avoir apprécié le geste de l’ambassadeur de France en Israël, Gérard Arraud, qui s’est rendu auprès de la famille de Gilad Chalit pour leur exprimer sa solidarité au nom du gouver-nement et de l’Etat français.

Gilad Chalit possède la double nationalité, israélienne et française, et c’est pour cette raison que l’ambassadeur avait tenu à rendre visite à sa famille.

C’est vrai que les relations sont au beau fixe entre nos deux pays mais depuis longtemps, Gérard Arraud a montré qu’il était un véritable ami d’Israël. Il est probablement un des hommes qui ont le plus contribué à ce rapprochement.

Arrivé rue Hayarkon, siège de l’ambassade de France, au moment où les relations entre Paris et Jérusalem étaient glacées, gelées même, il a su remonter la pente, lentement, doucement, par ces gestes et ces actes qui indiquent combien ce personnage est un vrai diplomate et un sacré rassembleur.

Merci, M. l’ambassadeur; je sais, nous savons tous que vous utilisez les bonnes relations que possède votre pays avec les payas arabes, pour ramener Gilad en bonne santé à ses parents.

Nous vous en sommes reconnaissants.


Et maintenant...

La capture, l’enlèvement d’un israélien, citoyen ou mieux encore soldat, était, pour toutes les organi-sations terroristes (on se demande s’il ne s’agit pas d’un pléonasme) palestiniennes le but suprême de toutes leurs macabres activités.

Si tuer un juif, peu importe jeune, vieux, femme ou enfant, est pour ces barbares une jouissance intense, en capturer un, c’est le summum du summum!

Seulement, voilà ils n’imaginent peut être pas que pour nous, juifs, israéliens, hommes tout court, cette situation est intenable et que maintenir un jeune homme de 19 ans, tout soldat soit-il, sans donner de ses nouvelles, est un cas de casus belli. Casus belli!

Et de fait, 72 heures exactement après l’attaque de Kerem Chalom, les troupes de Tsahal ont commencé à investir la bande de Gaza; dix mois exactement après son évacuation que l’on espérait définitive.

Espérons, souhaitons très fort que Gilad Chalit soit rendu le plus rapidement possible à sa famille et à son pays. Espérons, souhaitons-le pour le peuple palestinien aussi. Les menaces n’ont, c’est vrai, pas été toujours le fort de nos responsables politiques et militaires mais dans ce cas précis, le peuple d’Israël est uni et déterminé face aux menaces ennemies.

Et comme si tout n’était pas suffisant, on laissait entendre mardi soir qu’un autre jeune israélien, disparu depuis 48 heures, serait peut-être détenu par les palestiniens dans la région de Ramallah.

Non décidémentLa guerre approcherait-elle...  

 



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