communique du 3 decembre 2005
J’ai adressé le 8 novembre 2005 un courrier au Président du Consistoire Central Israélite de France (organe de tutelle) et à Monsieur le Grand Rabbin de France, dénonçant le déroulement de ce scrutin, puis le 2 décembre 2005 un autre courrier en recommandé signalant les autres irrégularités commises, particulièrement par l’équipe A.J.C. dont la tête de liste n’était autre que Monsieur Joël MERGUI Vice-Président du Consistoire Central.
En réponse, seul un courrier daté du 15 décembre accusait réception de ma lettre du 02 décembre 2005.
Ce matin à 9h48, une secrétaire du Consistoire Central m’annonçait qu’une réunion du Conseil prévue le même jour à 12h, devait statuer sur les différentes requêtes déposées, relatives aux irrégularités commises. Elle m’invitait à me présenter à cette réunion du Conseil, dont la finalité prévisible était la validation express des élections, afin de vider de sa substance le référé engagé par Maître André BENAYOUN, disqualifiant ainsi la justice républicaine. De la même manière les membres du Conseil ont été convoqués par téléphone ou par télécopie en date du 2 janvier 2006, pour ce jour.
Cette invitation formelle, démontrait que notre présence n’était pas nécessaire, et que le simulacre de justice auquel nous habitue cette institution, allait une fois de plus se répéter, puisque les droits élémentaires des requérants étaient bafoués sans vergogne.
En plus du déni de justice de ce jour, les dirigeants actuels démontrent qu’ils sont peu respectueux de la morale, des statuts de l’institution encore moins des lois et de l’éthique juives qu’ils sont sensés incarner.
Dés lors qu’ils ont pris le risque majeur de se décrédibiliser aussi ouvertement, ils démontrent :
v qu’ils étaient bien partie prenante à ces élections, comme à celles du Consistoire de Marseille, où un autre Vice-Président du Central s’est fait élire malgré des irrégularités flagrantes.
v qu’ils ne voulaient pas voir ce résultat leur échapper tant leurs intérêts en dépendent,
v qu’ils ne peuvent plus être une instance de recours, aussi bien pour des problèmes internes et à plus forte raison religieux qui exigent une plus haute valeur morale,
v que leur prétention à vouloir mettre en place un Beith-Din national capable de statuer sur tous les problèmes communautaires en lieu et place de la justice civile est à présent irrecevable, comme est irrecevable leur label de kachrouth nationale (certification de produits kacher).
Les fidèles et adhérents savent maintenant qu’en plus des irrégularités commises lors des élections, il y a une déchéance éthique de la gouvernance communautaire, et qu’ils n’ont que deux possibilités moralement acceptables, quitter ces instances ou changer cette gouvernance par les voies légales à leur disposition.
Moshé COHEN SABBAN