IL FAUT SAUVER LE SOLDAT BOURAS.........OU LA CONVERSION DE DJAMEL

Publié le par Milton DASSIER

le meme Djamel : commentaire du site islamiste ++de Dieudo "les ogres"





 

 

Djamel Bouras bientôt interdit d’élection ?

dimanche 27 mai 2007 , proposé par Milton Dassier

 


Il faut défendre Djamel Bouras

Djamel Bouras est un champion du monde de judo tout comme David Douillet. Il a porté au plus haut les couleurs de la France, il n’a donc aucune leçon d’identité nationale à recevoir de qui que ce soit puisque c’est bien de ça dont il s’agit. Il n’a trempé dans aucun scandale financier et n’a pas de loi d’amnistie à son nom. A ceux qui disent pour l’enfoncer, qu’il a été suspendu pendant un an pour dopage, on dira simplement qu’en la matière, il y a ceux qui suivent des programmes de dopage et ceux qui prennent accidentellement un médicament tout à fait classique mais figurant sur la liste de produits interdits. On ne saura jamais de toutes façons..

Tout comme on ne saura jamais comment l’ancien champion du monde d’escrime, ancien ministre de la jeunesse et des sports, Jean-François Lamour, s’est lui aussi dopé. Pourtant, cela ne l’a pas empêché d’être ministre. Par contre, ça lui interdirait de prétendre à de hautes fonctions dans l’olympisme. Au fait, quelqu’un sait-il si Guy Drut se représente à la députation malgré sa condamnation dans l’affaire des emplois fictifs du RPR de Chirac ?

Djamel Bouras est un grand sportif mais surtout un libre-penseur, il exerce pleinement sa liberté d’expression au risque d’effrayer le petit-bourgeois bobo gavé d’informations en continu sur LCI ou I-Télévision. En général, on aime les sportifs quand ils font du charity business pas quand ils prennent des positions politiques véritables. Lilian Thuram l’a appris à ses dépends.

Djamel Bouras a décidé de servir encore une fois son pays en se présentant aux élections législatives. Il n’a aucun autre mandat contrairement à ces professionnels cumulards de fonctions électives et des retraites qui vont avec. Il ne cherche pas à fréquenter les cercles du pouvoir pour obtenir un strapontin dans une institution avant de solliciter des gens plus puissants encore façon Rachida Dati. Moi, ça me suffit comme preuve qu’il est un type bien. Les électeurs décideront et tant pis pour Mme Corinne Le Page ancienne ministre de l’environnement du gouvernement Juppé, vous savez celui qui a été condamné pour abus de biens sociaux

Autre temps, autres moeurs

Djamel Bouras va sûrement se voir accusé d’avoir des penchants antisémites juste parce qu’il a défendu la liberté d’expression de Dieudonné et de la télévision Al Manar. Certains s’y sont essayés pour Dieudonné et à chaque fois, l’accusation a été portée : Daniel Prévôt, Djamel Debbouze, Clémentine Célarié, Raphaël Confiant. Pour d’autres encore, impliqués ou non en politique, une déclaration tronquée ou sortie de son contexte et c’est le procès en sorcellerie : Mel Gibson, Noam Chomsky, Desmond Tutu, Raymond Barre, Hugo Chavez.

Une nouvelle rhétorique

Comme l’a souligné Aimé Césaire, les blancs européens ont du mal à digérer qu’ils aient pu laisser réaliser sans rien dire, en détournant les yeux, l’extermination d’autres européens parce qu’ils étaient juifs. On assiste donc à un phénomène étrange aujourd’hui avec une rhétorique implacable qui rappelle l’empire romain menacé par les barbares. L’occident serait sous la menace de certains pays barbares du tiers-monde dont pas mal de ressortissants ont émigré en France, important par là même cette barbarie au sein même de la république.

Israël est désormais un pays occidental, une colonie « occidentale » légitimée à travers un état. Ce qui fait qu’attaquer ou remettre en cause Israël signifie attaquer ou remettre en cause l’occident qui affiche fièrement ses racines judéo-chrétiennes. Par un glissement rhétorique subtil, remettre en cause l’occident sur ses valeurs morales, le critiquer dans ses fondements idéologiques est vécu par ses élites comme une hérésie contenant les prémisses d’un antisémitisme pouvant aboutir à la barbarie. La barbarie était à quelques dizaines de kilomètres de la France il y a quinze ans ! Comme nos dirigeants ont flippé avec l’ex-Yougoslavie et ses nettoyages ethniques sanglants !

Pourtant, les victimes de cette barbarie raciste, de ces massacres effroyables de Bosnie étaient principalement musulmanes ; européennes mais musulmanes. De quoi décrédibiliser le fond de commerce idéologique de l’Europe à l’époque, non ?

Une question d’actualité

L’antisémitisme, concerne Juifs et arabes, on vient de le voir encore avec l’affaire "Phinéas" dont les cibles ont été des musulmans et un cimetière juif. Par un tour de passe-passe sémantique, on a retiré de l’antisémitisme originel, la haine des arabes et autres gitans. L’antisémitisme n’étant plus que la haine des juifs. Dés lors, être traité d’antisémite devient le cauchemar de toute personne publique qui mesure ses propos au millimètre en cas de discussion autour d’Israël ou du sionisme quand elle ne s’abstient pas de toute parole.

Le Canard Enchaîné a rapporté que le président du CRIF a téléphoné à l’Elysée pour désapprouver la nomination éventuelle d’Huber Védrine au poste de ministre des affaires étrangères, pas assez pro israélien. Le CRIF aurait parlé selon le « Canard Enchaîné » de casus belli s’il était nommé. Apparemment, l’Elysée s’est laissé convaincre et a nommé Bernard Kouchner. Les quelques journalistes comme Nicolas Domenach qui ont repris l’information se sont bien gardés de dire que c’était sur pression de Mr R. Cukierman en parlant évasivement de pressions diverses sur Sarkozy émanant de certaines personnalités sans plus de précision.

Pour ma part, je me fous bien que le CRIF, qui n’a pas démenti, tente d’intervenir auprès des élus pour défendre ce qu’il estime être ses intérêts, ce qui me surprend c’est le silence autour de ce fait. L’autocensure des esprits, le formatage des pensées, y compris celle des futurs députés, est bien à l’œuvre. Alors tenez-le vous pour dit, Mesdames Messieurs, être révolutionnaire c’est ringard ; défendre le peuple palestinien c’est antisémite, réfléchir au respect de sa religion c’est communautariste, être attaché aux libertés individuelles c’est irresponsable.

Le maintien de la candidature de Djamel Bouras constituera donc un test.

A suivre de très très près

Djamel Bouras se "convertit" ........

Interview de Djamel Bouras, candidat du MoDem, par Michel Zerbib sur Radio J

 

 

Sincère ou non, la palinodie de ce sportif qui a mis au tapis plus d'un partisan d'Israël, dans des émissions populaires, vaut son pesant de concessions. L'avenir dira s'il s'agit d'une "conversion", ou d'une "reconversion" à des fins électorales, et s'il fallait faire confiance à ce champion de judo, qui a encore, à n'en pas douter, plus d'une prise dans son sac de champion, pour déséquilibrer, au moment opportun, son adversaire, d'un "sutemi" (sacrifice) politique bien placé. Chacun se fera son opinion. (Menahem Macina).

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image08/06/2007  

08/06/07

Nous retranscrivons l’intégralité de l’interview exclusive de Djamel Bouras, qu’a réalisée Michel Zerbib, sur Radio J.

 

 

imageMichel Zerbib : Vous avez rencontré des membres de la communauté. Etait-ce une rencontre nécessaire par rapport aux positions que vous avez eues ces dernières années ? Iriez-vous manifester aujourd’hui pour soutenir la chaîne Al Manar ?

 

Djamel Bouras : J’ai été piégé une fois, je ne le serai pas deux.

 

MZ : Pourquoi avez-vous été piégé ?

 

DB : Parce que le comble, c’est que des Libanais chrétiens qui sont venus me voir et qui m’ont dit qu’il y avait une chaîne arabe qu’on allait enlever, donc ils sont venus au nom de la solidarité, c’est après que j’ai appris que c’était une chaîne du Hezbollah, je n’avais pas tous ces éléments, sinon je n’y serais pas allé.

 

MZ : Et votre soutien à Dieudonné ?

 

DB : Je me suis exprimé là-dessus depuis bien longtemps. Au début, c’était par rapport à la liberté d’expression que nous l’avons soutenu (avec Djamel Debbouze et Daniel Prévost) parce qu’on ne trouvait pas ça normal. Quand il a pété les plombs, quand Claude Askolovitch m’a appelé pour m’expliquer la réalité, j’ai compris qu’il (Dieudonné) avait un problème, j’ai préféré ne plus le soutenir.

 

MZ : On vous reproche votre cohabitation avec Mohamed Latreche, du parti des musulmans de France ?

 

DB : Je ne connaissais pas ce mouvement j’arrivais sur la laïcité comme J.C. Lagarde ou Jean Boberot. C’était contre l’exclusion, cette loi, plusieurs personnes l’ont votée, ce qui ne fait pas d’eux des intégristes. Je suis un véritable laïc ; heureusement que la laïcité est là. C’est moi qui ai demandé à rencontrer le rabbin et Samy Gozlan ; j’ai trouvé super cette rencontre : tout le monde peut faire des erreurs dans sa vie.

 

MZ : Vos propos ont pu émouvoir, le comprenez-vous ?

 

DJ : Oui, même si cela n’a pas été médiatisé, lorsque j’ai rencontré des amis juifs, j’ai compris. Je suis désolé si j’ai pu toucher la sensibilité de certains, mais c’était une mauvaise compréhension, ou moi qui me suis mal exprimé, ou des fois, c’étaient des pièges de certains.

 

MZ : Vous pensez qu’on a voulu utiliser votre prestige, votre nom ?

 

DB : Ca, c’est une certitude. Quand vous êtes comme moi vous êtes neutre, vous êtes pour la paix ; moi, en plus, qui suis contre l’antisémitisme. Le vrai piège c’est qu’on ne connaît rien du tout du Moyen-Orient. On doit aider de par nos valeurs, si on peut apporter des valeurs de paix, même là-bas, pour qu’il y ait deux Etats, l’un à côté de l’autre. C’est à nous d’aider au lieu de souffler sur les braises.

 

MZ : Il y a du racisme en France, un regain d’antisémitisme. Est-ce que, pour vous, un jeune beur ou un jeune black antisémite, ça vous choque ?

 

DB : Cela me choque, on ne peut pas comparer l’antisémitisme avec l’islamophobie, ou autre. Il faut se servir de la Shoah comme exemple par rapport à tous ces jeunes, pour leur montrer que ça a vraiment existé et que c’était il n’y a pas très longtemps. C’est très grave, ce qui s’est passé et plus jamais ça. Aujourd’hui on voit qu’au Darfour ça continue, peut-être pas dans le même sens, mais là-bas, ces massacres continuent. C’est pour ça que je pense que c’est intéressant de montrer ce qui a pu se passer, ce que l’être humain peut arriver à faire.

 

MZ : Certains peuvent penser que vous avez des relents antisémites, ça vous blesse ?

 

DB : Oui, c’est pour ça que j’ai essayé de les rencontrer, je me présente à la députation à Saint-Denis pour les législatives, et on se sert de ça pour me faire des coups bas et pour lancer des calomnies. Tout à coup, il y a des dossiers qui sortent. Les communistes me disent : « Djamel t’as changé, et la Palestine et tout ça… et il y a énormément de problèmes ici ». Déjà, ça me paraît bizarre que le député sortant (Patrick Braouzec, PC) ait, sur un tract, le mouvement euro-palestine qui le soutient.

 

MZ : Des gens utilisent le conflit au Proche-Orient pour semer le trouble dans les banlieues ?

 

DB : Il faudrait prendre des jeunes de banlieue pour les envoyer là-bas, en Israël, pour qu’ils découvrent ce qui se passe et la vérité.

 

MZ : Il faut se battre contre le racisme et l’antisémitisme côte à côte ?

 

DB : Je le dis déjà. C’est clair, je veux me battre contre le racisme et l’antisémitisme. Si je suis député, je ne ferai plus ces erreurs (soutenir Al Manar ou Dieudonné. NDLR), et même si je ne le suis pas. Quand vous avez une espèce de pression, on vous dit qu’il y a des injustices, des fois, vous ne savez pas vraiment et vous y allez, et ça a été mon tort.

 

MZ : Vous n’avez pas peur d’être taxé de récupération par le « lobby juif sioniste » ?

 

DB : Ne vous inquiétez pas, je m’y attends. Au contraire, si je peux faire le pont, je le ferai.

 

MZ : Vous êtes un vrai démocrate ?

 

DB : J’espère être un vrai démocrate et un vrai républicain, je suis pour le vivre ensemble, pour que toutes les confessions et les diversités vivent ensemble en paix et qu’on ne mélange pas tous les problèmes sociaux avec le racisme notamment.

 

MZ : Vous n’êtes pas du tout un candidat communautariste ?

 

DB : Pas du tout, au contraire. Je me bats contre ça : ma communauté à moi, c’est la France.

 

MZ : Quels sont vos rapports avec François Bayrou ?

 

DB : Je pense qu’il a été surpris, comme moi, de toutes ces attaques ; je me suis expliqué là-dessus avec lui, parce qu’il y a des pièges que lui ignorait, donc je lui ai expliqué. Il a compris, je lui ai dit que j’allais faire le maximum pour arranger tout ça, pour que ce soit transparent et pour qu’on regarde l’avenir ensemble.

 

 

© Radio J et M. Zerbib

 

[Texte repris des Brèves de l'UPJF, no 98, du 7 juin 2007.]

 

Mis en ligne le 8 juin 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

 

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Publié dans ANTISEMITISME

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