AL QAIDA : ONT-ILS REPRIS LEUR GUERRE (AFGHANISTAN-MAROC-ALGERIE) ? ou la cible serait l'EUROPE et l'OCCIDENT ?

Alger craint le retour aux années noires du terrorisme
jeudi 12 avril 2007 19h16Les deux attentats à la bombe mercredi à Alger suscitent l'incompréhension de la population et surtout la peur d'un retour aux années noires du terrorisme. Le dernier bilan fait état de 33 morts et de plus de 200 blessés. Des attentats qui auraient pu être encore plus meurtriers. Trois autres bombes auraient encore pu exploser. Les policiers les ont désamorcées. Les explosions auraient pu atteindre le domicile de hauts dirigeants du pays.
Les attentats d'Alger ont réveillé les démons d'une violence qu'on croyait circonscrite", a noté le quotidien Liberté. Les deux attentats à la bombe, qui ont fait 33 morts et plus de 200 blessés mercredi à Alger, ont ravivé le spectre d'un retour aux années 90, au plus fort des violences islamistes. C'est Al Qaïda au Maghreb islamique qui a revendiqué ces attentats, le premier contre le siège du gouvernement, le second contre le QG des forces spéciales de la police. Et la journée de mercredi aurait pu être encore plus meurtrière. Trois autres bombes auraient pu exploser. Elles ont été désamorcées par les policiers dans l'après-midi. Elles se trouvaient dans le coffre d'une Mercedes garée à 50 mètres de l'ambassade du Danemark à Alger. Trois bombes qui représentaient 500 kg d'explosifs.L'attaque contre le Palais du gouvernement est le premier attentat d'envergure depuis les années 1990 dans le centre de la capitale algérienne, où la sécurité a été renforcée ces derniers temps. L'Algérie connaît depuis le début de l'année un regain de violence lié à l'évolution du principal mouvement islamiste, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Celui-ci s'est rebaptisé en janvier Organisation Al Qaïda au Maghreb islamique et a annoncé un renforcement de ses liens avec la nébuleuse islamiste internationale. Le groupe a revendiqué plusieurs attentats ces derniers mois et ses militants ont affronté à plusieurs reprises les forces de sécurité.
A Paris, le président Jacques Chirac a exprimé la "profonde solidarité" des autorités françaises dans la lutte de l'Algérie contre "le terrorisme international". Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, a de son côté condamné avec force "les déplorables attentats terroristes".
Le ien possible entre les attentats meurtriers de Casablanca et l’organisation terroriste Al-Qaïda a pris corps dimanche au Maroc, les premiers éléments de l’enquête désignant des intégristes marocains rattachés à un "réseau international".
Rabat a assuré que la lumière serait faite, à "bref délai", sur les cinq attentats-suicide qui ont fait 41 morts et une centaine de blessés le 16 mai à Casablanca, quatre jours après des attentats similaires commis à Ryad.
L’enquête a déjà permis d’établir l’identité de huit des quatorze kamikazes qui ont perpétré les attaques - dont l’unique survivant, qui a pu être arrêté. Le groupe, dont les membres identifiés sont tous marocains, est "rattaché à un réseau international", a assuré dimanche le ministre marocain de la Communication Nabil Benabdellah, porte-parole du gouvernement.
Mais il est "prématuré" d’affirmer qu’il s’agit du réseau Al-Qaïda d’Oussama ben Laden, a-t-il ajouté sans en écarter l’hypothèse.
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Cette hypothèse a notamment pris corps avec la révélation, par le ministre marocain de la Justice, Mohamed Bouzoubâa, que certains des kamikazes étaient "récemment venus d’un Etat étranger", sans préciser de quel Etat il s’agissait.
Ces mêmes kamikazes ont un rapport avec un groupe marocain appelé Assirat Al Moustaqim (Le Droit chemin), a encore annoncé M. Bouzoubâa. Ce groupe intégriste s’est fait connaître en janvier dernier dans une affaire d’assassinat par lapidation d’un homme accusé de "dépravation".
Plus de trente arrestations ont été déjà opérées dans les milieux intégristes marocains dans le cadre de l’enquête ouverte après les attentats.
Les attaques perpétrées vendredi soir dans le centre-ville de Casablanca, à la bombe et à la voiture piégée, ont visé des cibles juives et des établissements fréquentés par des étrangers.
Les enterrements de plusieurs victimes, dont la majorité sont des Marocains, ont eu lieu dimanche à Casablanca, donnant lieu à des scènes de douleur et de deuil insoutenables.
Trois Français ont également trouvé la mort dans les attentats et un quatrième a été blessé, trois Espagnols ont été tués et quatre blessés, selon des sources diplomatiques. Un ressortissant italien a également été tué.
Des experts français et espagnols ont rejoint la police marocaine à Casablanca pour participer à l’enquête, a-t-on appris dimanche de sources concordantes. Le président américain George W. Bush a offert samedi l’aide des Etats-Unis pour la recherche des terroristes.
Le roi Mohammed VI s’est rendu dimanche sur les lieux des attentats. Il était déjà venu samedi pour "prendre la juste mesure du drame".
"Ces actes terroristes visent à saper les fondements millénaires de notre société", a indiqué le Palais royal, ajoutant que les attentats "sont l’oeuvre d’un réseau international de terrorisme contre lequel le Maroc est déterminé à sévir sans merci".
Deux voitures piégées ont explosé vendredi soir à Casablanca dans des rues du centre ville - devant l’Hotel Farah (ex-hôtel Safir), et devant le Cercle de l’alliance israélite.
Un autre attentat a eu lieu, simultanément, près du consulat de Belgique situé en face d’un restaurant italien, mais les autorités belges ont écarté, "à ce stade", l’hypothèse que ce consulat en ait été la cible.
Des kamikazes ont, presque au même moment, fait exploser leurs charges dans le restaurant de la Casa de Espana (Maison d’Espagne) où ont péri une vingtaine de personnes, et sur une place de la médina, non loin d’un ancien cimetière juif.
La présence de membres du réseau ben Laden au Maroc avait déjà été abondamment évoquée en mai 2002, lors de l’arrestation d’un groupe de dix personnes, dirigé par trois Saoudiens, accusé de constituer une "cellule dormante" d’Al-Qaïda.
Les accusations portées contre eux, qui n’ont pas été formellement prouvées au terme d’un long procès, portaient sur la préparation d’attentats dans le pays et contre des navires de l’OTAN dans le détroit de Gibraltar.
Dans une cassette qui lui avait été attribuée en février dezrnier, le chef du réseau Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, avait cité le Maroc, allié traditionnel des Etats-Unis dans le monde arabe, parmi les pays arabes "apostats" qu’il convenait de "libérer".
Le ministère britannique des Affaires étrangères a appelé ses ressortissants à la "vigilance" au Maroc, estimant que c’est "l’un des pays dans lequel le terrorisme international présente une menace évidente". P.Robes avec Afp
Afghanistan
Céline |
En Afghanistan, les talibans ont ajouté une nouvelle arme à leur arsenal de guerre: la prise d'otages. Depuis un mois, les insurgés ont enlevé 13 personnes.
Parmi elles, deux travailleurs humanitaires français disparus depuis une dizaine de jours dans le sud du pays. On était sans nouvelles d'eux jusqu'à ce que la télévision anglaise de Radio-Canada mette la main sur un enregistrement vidéo.
Dans cette vidéo à glacer le sang, les deux otages français, connus seulement comme Céline et Éric, semblent parler sous la contrainte. Ils commencent par s'identifier et confirment qu'ils ont été kidnappés par les talibans. Trois Afghans sont aussi prisonniers avec eux.
Éric |
La vidéo obtenue par le réseau anglais de Radio-Canada, qui a décidé de n'en montrer que des images fixes, laisse également entrevoir les ravisseurs armés, dont une femme.
Le gouvernement français a confirmé à la société d'État qu'il s'agit bien des deux jeunes Français travaillant en Afghanistan pour l'organisation humanitaire Terre d'enfance. Ces derniers ont été kidnappés en compagnie de leurs trois accompagnateurs afgans, le 3 avril dernier, dans la province de Nimroz, dans le sud-ouest de l'Afghanistan.
Selon le spécialiste des conflits Gérard Chalian, c'est une nouvelle stratégie de propagande. « C'est très payant le système de prise d'otages dans la mesure où vous êtes à la une des journaux et vous touchez des Occidentaux », explique-t-il.
Le président français Jacques Chirac s'est entretenu jeudi soir avec son homologue afghan Hamid Karzaï. Ce dernier l'aurait assuré de sa coopération pour obtenir la libération des deux otages français. Mais la marge de manoeuvre du président afghan est mince.
Le président Karzaï a consenti à libérer cinq talibans en échange du journaliste italien Daniele Mastrogiacomo, à la fin mars. Mais il a averti que c'était la dernière fois qu'il acceptait une telle transaction. « Ce genre d'action ne se répétera avec personne, a-t-il dit. Il n'y aura aucune faveur particulière pour aucun pays étranger. »
Les talibans ont répondu en décapitant l'interprète afghan du journaliste italien. Un dur coup pour l'image de Karzaï qui, aux yeux de son peuple, a semblé accorder plus d'importance à la vie d'un étranger qu'à celle d'un Afghan.
« Il est beaucoup plus difficile aujourd'hui, après les concessions faites pour l'otage italien, de faire les mêmes pour les deux Français. Donc, je pense que leur libération n'est pas prochaine », croit M. Chalian.
http://www.lefigaro.fr/international/20070406.WWW000000324_en_images_enlevements_en_afghanistan.html
