ENSEMBLE NOUS VIVONS

Publié le par C.D.E.C.

LE CCJ 95 INITIATEUR D’UN MESSAGE DE TOLERENCE

POUR LES 120 000 LYCEENS DU VAL D’OISE.

Le jeudi 22 mars 2007 le Conseil Général du Val d’Oise, recevait la presse locale, et les 150 dirigeants communautaires des cultes catholique, protestant, juif, musulman, et bouddhiste. 

 

 

 

 En présence (de droite à gauche) de Mme Simone CHRISTIN Inspectrice d’Académie du Val d’Oise, de M. GAVAURY représentant M. Christian LEYRIT Préfet du Val d’Oise, de M. François SELLIER Président du Conseil Général, de M. Moshé COHEN SABBAN Président du CCJ 95, du Vénérable Nitsaybandith, du Dr Ahmed JABALAH représentant du CRCM, du Pasteur Luc Olivier BOSSET, du rabbin Nessim SULTANT représentant le Grand Rabbin du Val d’Oise René GUEDJ, de l’évêque Jean-Yves RIOCREUX, a eu lieu la conférence de presse.

 

Cette conférence annonçait la publication dans le Mag’Zine et le Mag du Val d’Oise deux publications locales dont une est destinée à tous les lycéens et collégiens du département, d’un message co-signé par les cinq représentants des cultes, repris à son tour par 20 collégiens, dont quatre de chaque confession composé deux filles et deux garçons.

 La genèse de cet appel remonte à l’assassinat du jeune Ilan HALIMI en janvier 2006, et des actes antisémites survenus par la suite à Sarcelles. CCJ 95 n’a pas voulu se contenter des simples communiqués habituels et a voulu faire œuvre de pédagogie à l’adresse des jeunes du 95.

 

L’idée d’une collaboration avec l’Inspection d’Académie, du Conseil Général, de la Préfecture , et des représentants des cinq cultes avec la LDH est née, afin de sensibiliser les jeunes non seulement à la condamnation de l’intolérance, mais aussi au fait que les actes de violence ne pouvaient et ne devaient pas trouver leurs justifications dans l’enseignement d’une des religions ainsi représentées.

 

Pendant prés d’un an les représentants de ces religions se sont réunis apprenant à se connaître et s’apprécier. Ils ont rédigé le texte ci-joint, et firent en sorte qu’un message allant dans le même sens soit lancé par des jeunes collégiens. Ces derniers, reçus à la Marie d’Argenteuil le 18 octobre 2006, dans la salle des mariages, ont débattus ensemble sur le thème « ENSEMBLE NOUS VIVONS » et ce après avoir visité, la synagogue, la mosquée, l’église, et le temple protestant.

 Ce message va maintenant être relayé par l’Inspection Académique dans le cadre d’ateliers de réflexion dirigés par les professeurs d’histoire. Le document édité en 50.000 exemplaires va être remis aux 120.000 collégiens et lycéens du Val d’Oise qui sauront ainsi que toutes les instances et institutions non seulement condamnent toute violence, mais proclame que notre société n’a pas d’autre alternative que la fraternité.

 

 

 

  La fraternité thème central du judaïsme, fut repris dans toutes les interventions.

 De Caïn mis au ban de l’humanité, en passant par l’échec de deux fraternités impossibles celle d’Isaac et d’Ismaël, puis celle de Yaacov et d’Essav, il aura fallu attendre une fraternité difficile mais réussie celle des douze enfants d’Israël pour qu’une société viable puisse recevoir une loi qui commence par JE SUIS et fini par TON PROCHAIN, comme si tout ce qui sépare ces deux termes n’était que le contenu de cette parenthèse.  

Devons nous craindre ces dialogues ? NON car toute notre espérance messianique n’a de justification que dans la reconnaissance des nations, à qui il nous appartient d’expliquer encore et encore le message du Sinaï, si nous voulons vraiment qu’un jour ils disent que Dieu est UN et son NOM est UN.

 Au-delà de notre espérance il faut se rendre à l’évidence, que les incantations ne suffisent pas, seul un travail de terrain peut modifier les choses.

 Ce travail ne se fera pas ni par une personne, ni par une institution, ni par l’Etat tout seul. Nous voyons bien, en cette veille de Pessah, qu’une seule association caritative ne peut à elle seule parvenir à soulager toute la misère du monde, et qu’il faut pour tout cause humaine le concours de l’humanité.

 Pour l’éducation notre Chéma en atteste c’est un travail de tous les instants (en te levant et en te couchant) de tous les lieux (chez toi à la maison et sur ton chemin) au point qu’on peut se demander comment nos dirigeants peuvent dormir tranquilles face à cette exigence trois fois répétées et voyant le peu de rabbins, de ministres officiants, de professeurs de talmudés torah formés à cette tache, dont ils supposent s’être débarrassé pour l’avoir transmise à d’autres. Comme si cette mitsvah ne les concernait plus. Tout nous concerne, même si nous ne pouvons pas tout faire.

 En faisant de la Communauté juive l’élément moteur de cette initiative éducative à l’échelle d’un département, nous montrons non seulement notre attachement aux valeurs objet de notre alliance, mais qu’une fois de plus nous restons une lumière, dans un environnement parfois bien sombre.

 Moshé COHEN SABBAN Président du CCJ 95

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans ACTUALITE

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