'Les gouvernements se succèdent mais Ron ne revient toujours pas'

Publié le par AROUTZ SHEVA

"Vingt ans, dix gouvernements, un seul Ron Arad". C'est en arborant ce slogan sur leurs T-shirts que les camarades du soldat disparu, qui avaient effectué avec lui la formation de pilote, sont venus manifester dimanche matin devant le bureau du Premier ministre à Jérusalem.


Nouvelle action pour la libération des israéliens enlevés

Des cerfs-volants ont été lâchés mercredi au carrefour de Golani pour sensibiliser l’opinion publique sur le sort des trois jeunes soldats enlevés récemment par des terroristes.  Au même moment, des parents endeuillés se retrouvaient devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem pour dénoncer les intentions du gouvernement, prêt à relâcher des centaines de terroristes en échange des otages israéliens.

Les amis des trois soldats enlevés ne baissent pas les bras et tentent, par tous les moyens, de sensibiliser l’opinion publique sur le sort des trois jeunes militaires toujours entre les mains de leurs ravisseurs. Il s’agit d’une part du caporal Guilad Shalit, enlevé il y a près de quatre mois par le Hamas dans la bande de Gaza, et de Ehoud Goldwasser et Eldad Reguev, kidnappés quant à eux par le Hezbollah dans le Nord d’Israël.

En leur honneur, des milliers de cerfs-volants ont été lâchés mercredi au carrefour de Golani. Cette opération a été lancée par le mouvement de jeunesse Maccabi. Les familles des soldats ont été invitées à prendre part à cet événement mais seuls les parents de Ehoud Goldwasser étaient présents.

L’une des adolescentes qui participaient à la rencontre a expliqué que le cerf-volant symbolisait la liberté qui manquait tant aux trois soldats.

Au même moment, des parents endeuillés protestaient à Jérusalem contre les intentions du gouvernement, prêt à payer un prix considérable et dangereux  pour obtenir la libération des soldats. Il est en effet prévu, dans le cadre d’une transaction entre Israël et les organisations terroristes, que les autorités acceptent de relâcher un millier de terroristes détenus dans des prisons israéliennes en échange des trois militaires israéliens retenus en otage.

Les parents, au nombre de huit, répondant à l’appel du mouvement Almagor représentant les victimes du terrorisme, se sont retrouvés dans la Souccah dressée devant la résidence officielle du Premier ministre. Mais une fois de plus, Ehoud Olmert a refusé de recevoir des délégués de l’organisation souhaitant lui présenter leurs doléances. 

Parmi eux se trouvaient le Rav Shlomo Guttel, docteur en philosophie, et son épouse Cécile qui ont perdu leur fille Tamar z"l, 15 ans, dans un attentat perpétré en 1978 dans un autobus de la ligne numéro 12 se dirigeant vers le quartier de Bayit VeGan, à Jérusalem. Cette explosion meurtrière avait fait de nombreuses victimes.

Le meurtrier de leur fille, ont précisé le Rav Guttel et sa femme, a bénéficié, après son arrestation, d’une libération anticipée dans le cadre des accords de Djibril. Il a alors récidivé, assassinant cette fois deux touristes dans la Vieille Ville de Jérusalem. Mais il n’est apparemment pas resté longtemps en prison, ont-ils rappelé, et tient à présent un kiosque à la Porte de Damas, en Vieille Ville.

Les parents des victimes ont tenu à souligné que la libération de ces "détenus" encouragerait sans aucun doute les terroristes à procéder à de nouveaux enlèvements et à commettre d'autres attentats.


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Publié dans ISRAEL

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