La France pris entre l'olivier et le cèdre

Publié le par GUYSEN

La France pris entre l'olivier et le cèdre
2006-07-18 10:11:00

Lors de la conférence de presse de clôture du sommet du G-8 (France, Canada, Grande-Bretagne, Italie, Allemagne, Etats-Unis, Japon et Russie) à Saint-Pétersbourg, Jacques Chirac a réaffirmé lundi 17 juillet la nécessité de désarmer le Hezbollah, estimant que des "moyens de coercition" seraient "probablement" nécessaires pour appliquer totalement la résolution 1559 sur le Liban.

Sans préciser la nature de ces moyens, il a cependant dénoncé la main mise du Hezbollah sur le Liban nord en qualifiant le désarmement du mouvement chiite pro-iranien "d'essentiel", "car il n'est pas de pays indépendant qui ait une partie de son territoire sous l'autorité de milices incontrôlées, et par conséquent pouvant obéir à des impulsions qui ne sont pas celles du peuple libanais".

Précisant que "La France est au côté du gouvernement libanais pour appuyer son autorité, notamment pour l'indépendance, la stabilité, la souveraineté du Liban", le président français a cependant appelé le peuple libanais à faire face à ses responsabilités car selon lui "quelles que soient leurs tendances, leurs positions, ils n'auront pas de pays stable, indépendant, de démocratie, s'ils ne comprennent pas qu'il est indispensable d'avoir un pays uni sous l'autorité d'un gouvernement démocratiquement désigné".

Réitérant son appel au cessez-le-feu, à la libération des soldats israéliens capturés par le Hezbollah et le Hamas palestinien, et à l'arrêt des violences de part et d'autre, il a annoncé la visite de son Premier ministre, Dominique de Villepin, et du chef de la Diplomatie française, Philippe Douste-Blazy à Beyrouth.

"Le Premier ministre français, qui est en train d'arriver au Liban, apporte véritablement à la fois des encouragements mais au peu de cœur de la France au Premier ministre Siniora, à son gouvernement, au peuple libanais", a déclaré Jacques Chirac à l'issue du sommet du G8 à Saint-Pétersbourg.

On compte environ 17000 Français au Liban, auxquels s'ajoutent entre 4000 à 6000 Français de passage. Près de 2000 Français auraient manifesté le désir de quitter le pays, selon des sources officielles parisiennes.

Un ferry grec affrété par le ministère français des Affaires étrangères devait arriver dans l'après midi du 17 juillet à Beyrouth pour évacuer les ressortissants exprimant la volonté de quitter le pays.

Les représentants de la classe politique française ont pour leur part manifesté leur solidarité au peuple israélien.

Le Parti socialiste est ''solidaire de la population israélienne agressée par des tirs de roquettes et du peuple libanais, pris en otage par des milices. Dans cette situation, il y a d'abord un agresseur et c'est évidemment le Hezbollah, qui a pris la responsabilité d'ouvrir les hostilités en s'en prenant aux soldats de l'armée israélienne'', a déclaré son porte-parole, Julien Dray.

Se déclarant ouvertement "l'ami d'Israël", le ministre français de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a cependant invité l'État hébreu à faire preuve de retenue. Au Proche Orient, il y a ''un agresseur, le Hezbollah, qui se comporte de manière invraisemblable. Israël doit se défendre et a le droit de se défendre. Mais si on est un ami d'Israël, et je le suis, on doit conseiller à Israël de garder son sang-froid et de ne pas faire de la surenchère et de proportionner la réaction''.

''[C'est] plus facile à dire de Paris que de Haïfa. [Le Liban a] le droit à l'indépendance et au respect de son intégrité et de son unité. Le Hezbollah [a un] comportement irresponsable qui conduit à la désagrégation d'un État qui depuis 15 ans faisait des efforts pour se reconstruire. Chacun doit bien comprendre qu'il faut débarrasser le Liban des influences extérieures. L'Iran se met un peu plus au ban de la communauté internationale. [Il y a] un peu plus que des soupçons sur les liens entre le Hezbollah et le régime iranien''.

Alors qu’à Tunis, Rome, Paris et Marseille des manifestations de soutien au peuple libanais sont organisées, la classe politique française reste relativement mesurée dans son analyse de la situation de crise sécuritaire régnant au Proche Orient.

Lors de la conférence de presse de clôture du sommet du G-8 (France, Canada, Grande-Bretagne, Italie, Allemagne, Etats-Unis, Japon et Russie) à Saint-Pétersbourg, Jacques Chirac a réaffirmé lundi 17 juillet la nécessité de désarmer le Hezbollah, estimant que des "moyens de coercition" seraient "probablement" nécessaires pour appliquer totalement la résolution 1559 sur le Liban.

Sans préciser la nature de ces moyens, il a cependant dénoncé la main mise du Hezbollah sur le Liban nord en qualifiant le désarmement du mouvement chiite pro-iranien "d’essentiel", "car il n’est pas de pays indépendant qui ait une partie de son territoire sous l’autorité de milices incontrôlées, et par conséquent pouvant obéir à des impulsions qui ne sont pas celles du peuple libanais".

Précisant que "La France est au côté du gouvernement libanais pour appuyer son autorité, notamment pour l’indépendance, la stabilité, la souveraineté du Liban", le président français a cependant appelé le peuple libanais à faire face à ses responsabilités car selon lui "quelles que soient leurs tendances, leurs positions, ils n’auront pas de pays stable, indépendant, de démocratie, s’ils ne comprennent pas qu’il est indispensable d’avoir un pays uni sous l’autorité d’un gouvernement démocratiquement désigné".

Réitérant son appel au cessez-le-feu, à la libération des soldats israéliens capturés par le Hezbollah et le Hamas palestinien, et à l’arrêt des violences de part et d’autre, il a annoncé la visite de son Premier ministre, Dominique de Villepin, et du chef de la Diplomatie française, Philippe Douste-Blazy à Beyrouth.

"Le Premier ministre français, qui est en train d’arriver au Liban, apporte véritablement à la fois des encouragements mais au peu de cœur de la France au Premier ministre Siniora, à son gouvernement, au peuple libanais", a déclaré Jacques Chirac à l’issue du sommet du G8 à Saint-Pétersbourg.

On compte environ 17000 Français au Liban, auxquels s’ajoutent entre 4000 à 6000 Français de passage. Près de 2000 Français auraient manifesté le désir de quitter le pays, selon des sources officielles parisiennes.

Un ferry grec affrété par le ministère français des Affaires étrangères devait arriver dans l’après midi du 17 juillet à Beyrouth pour évacuer les ressortissants exprimant la volonté de quitter le pays.

Les représentants de la classe politique française ont pour leur part manifesté leur solidarité au peuple israélien.

Le Parti socialiste est ''solidaire de la population israélienne agressée par des tirs de roquettes et du peuple libanais, pris en otage par des milices. Dans cette situation, il y a d’abord un agresseur et c’est évidemment le Hezbollah, qui a pris la responsabilité d’ouvrir les hostilités en s’en prenant aux soldats de l’armée israélienne'', a déclaré son porte-parole, Julien Dray.

Se déclarant ouvertement "l’ami d’Israël", le ministre français de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a cependant invité l’État hébreu à faire preuve de retenue. Au Proche Orient, il y a ''un agresseur, le Hezbollah, qui se comporte de manière invraisemblable. Israël doit se défendre et a le droit de se défendre. Mais si on est un ami d’Israël, et je le suis, on doit conseiller à Israël de garder son sang-froid et de ne pas faire de la surenchère et de proportionner la réaction''.

''[C’est] plus facile à dire de Paris que de Haïfa. [Le Liban a] le droit à l’indépendance et au respect de son intégrité et de son unité. Le Hezbollah [a un] comportement irresponsable qui conduit à la désagrégation d’un État qui depuis 15 ans faisait des efforts pour se reconstruire. Chacun doit bien comprendre qu’il faut débarrasser le Liban des influences extérieures. L’Iran se met un peu plus au ban de la communauté internationale. [Il y a] un peu plus que des soupçons sur les liens entre le Hezbollah et le régime iranien''.

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Publié dans ACTUALITE

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