S.E. DAN GILLERMAN DEVANT LE CONSEIL DE SECURITE
Israël aux NU :2006-07-15 23:15:00
Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le représentant israélien S. E. Dan Gillerman a déclaré le 14 juillet : ''Le Liban a profité du retrait d'Israël du sud du Liban pour en faire une base arrière du terrorisme, au mépris de la résolution 1559 (2005) du Conseil de sécurité, qui exigeait pourtant le départ des troupes étrangères du sol libanais. Payant aujourd'hui le prix de son inaction et de son inaptitude, le Gouvernement libanais a permis au Hezbollah de s'épanouir avec la bienveillance de la Syrie et de l'Iran, deux régimes piliers de l'axe de la terreur qui s'en prend aujourd'hui à Israël''.A l'appui de sa déclaration, il a repris les propos ''patriotiques et courageux'' de ministres libanais, qui ont avoué : ''Damas donne les ordres, l'Iran fournit l'équipement, Israël réagit et le Liban souffre''.
Il a cité un autre ministre courageux qui avait affirmé que ''le Hezbollah a non seulement enlevé deux soldats israéliens mais a également pris en otage l'ensemble du Liban''.
Il s'est adressé ensuite directement à son homologue libanais, auquel il a lancé un appel vibrant : ''Vous savez que si vous le pouviez, vous ajouteriez votre voix à celles de vos compatriotes. Vous savez que si vous le pouviez, vous seriez à mes côtés, car vous savez que nous faisons ce que nous devons faire et que si nous réussissons, c'est le Liban qui en sera bénéficiaire''.
M. Gillerman a rappelé qu'il y a 32 ans, le Liban était connu pour ses cafés et ses bars où sa jeunesse passait du bon temps dans ce qu'il était convenu la Suisse du Moyen-Orient. Quelle différence avec le spectacle d'aujourd'hui ! Les tourments ont débuté en 1975, plongeant le pays dans la terreur et la dépression. Ce pays est pris en otage par les tyrans dans le nord et les terroristes dans le sud. Il est aujourd'hui caractérisé par des conflits religieux, l'intolérance, la mainmise de la Syrie, les assassinats politiques et la terreur.
En mai 2000, l'Etat d'Israël a pris la décision douloureuse de se retirer d'une zone de sécurité qu'il avait établie pour prévenir les attaques terroristes et les tirs de roquettes. Le Conseil de sécurité a reconnu le retrait total d'Israël et son plein respect de la résolution 425. Ce moment était l'heure de vérité pour le Liban et tragiquement, le Gouvernement libanais a choisi de faire de son pays une base arrière du terrorisme. La résolution 1 559 du Conseil de sécurité sur le retrait des troupes étrangères a été une seconde chance et là encore, le Gouvernement libanais a choisi de succomber à la terreur au lieu d'essayer de la vaincre, en laissant perdurer l'occupation des terroristes.
La description d'un peuple qui ne rate jamais une occasion de rater une occasion s'applique à la perfection au Liban qui, aujourd'hui, paie le prix de son inaction et de son inaptitude''.
M. Gillerman a rappelé les faits qui ont amené à l'opération israélienne. Il a souligné que son pays ''devait réagir comme tout État démocratique et responsable. Ayant fait preuve d'une retenue pendant six ans, l'Etat d'Israël devait répondre à cette attaque non provoquée''.
M. Gillerman a aussi souligné que ''les actions d'Israël visent à répondre à un acte de guerre émanant du Liban. La réponse s'est concentrée sur les places fortes et les infrastructures du Hezbollah. Les centaines de roquettes qu'il a lancées montrent l'arsenal considérable qu'il a amassé depuis plusieurs années. C'est une situation dangereuse qu'Israël n'a cessé de dénoncer''.
Stigmatisant ''le cynisme et la brutalité avec lesquels le Hezbollah fait des civils des boucliers humains'', le représentant israélien a jugé ''important que la communauté internationale comprenne que le Hezbollah n'est que le doigt de la gâchette avec le Hamas, du nouvel axe de la terreur, un club select dont le prix d'entrée est le sang des innocents.
L'Iran nie la Shoah en préparant la prochaine. Les missiles lancés contre Israël étaient iraniens et financés par le pays même qui clame ses droits à l'arme nucléaire. La Syrie, un autre membre de ce club, est un protecteur connu d'organisations terroristes. Pour elle, le Liban est le sud de la Syrie.
Le Liban est occupé par des terroristes au sud ou à Beyrouth où les opposants à la Syrie sont systématiquement assassinés. La vraie puissance occupante au Liban est la terreur orchestrée par le Hezbollah et appuyée par la Syrie et l'Iran. Le Liban a une nouvelle chance de se libérer de la terreur et de se dégager du contrôle néfaste de la Syrie et de l'influence mortelle de l'Iran''.
S'adressant ensuite au Conseil de sécurité, M. Gillerman ''lui a rappelé son devoir d'aider le Gouvernement libanais à créer un Liban libre et prospère. Le parcours triste et tourmenté de ce pays vit aujourd'hui une autre étape regrettable. Chacun de nous doit saisir cette occasion non seulement pour les peuples du Liban et d'Israël mais aussi pour les générations futures''.
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