LE G8 FACE A LA CRISE
Le G82006-07-14 16:28:00
Le sommet du G8 (pays les plus riches au monde) se tiendra du 15 au 17 juillet 2006 à Saint Pétersbourg (ancienne Léningrad) en Russie. Ce sera le premier Sommet du G8 sous présidence russe.
Le Sommet du G8 réunit les dirigeants de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon, du Royaume-Uni et de la Russie. L'Union européenne y est représentée par le dirigeant du pays assurant la présidence en exercice du Conseil européen, la Finlande, et par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
Outre les traditionnelles questions politiques et économiques, seront abordés trois thèmes retenus par la Présidence russe comme prioritaires : la sécurité énergétique, la lutte contre les maladies infectieuses et l'éducation.
Les quatre objectifs déclarés le 13 juillet par le Président Jacques Chirac sont : ''Remobiliser les pays riches et les pays émergents contre le changement climatique ; les convaincre de l'urgence de nouveaux financements pour vaincre la misère et les pandémies ; appuyer l'Afrique au moment où elle commence à relever la tête ; contrer le terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive - en particulier en traitant les questions iranienne et nord-coréenne''.
Les opérations militaires déclenchées par le Hamas et le Hamas ainsi que la réaction militaire israélienne ont suscité des opinions parfois différentes de la part des dirigeants d'Etats membres du G8 qui les évoqueront.
Le président russe Vladimir Poutine est persuadé que ''toutes les parties impliquées dans ce conflit doivent arrêter immédiatement les combats''.
Le 13 juillet, le président des Etats-Unis George W. Bush a vivement condamné l'attaque du Hezbollah et a assuré Israël de son entière collaboration.
''L'Etat d'Israël a le droit de se défendre. La réponse israélienne dans ces circonstances est mesurée. Il est extrêmement décevant que les organisations palestiniennes lancent des attaques sur Israël à partir d'un territoire qu'Israël a volontairement évacué'', a déclaré Stephen Harper, Premier ministre canadien, le 11 juillet.
''Il est essentiel que le Hezbollah et le Hamas libèrent les soldats israéliens et tout pays de la régien ayant une influence sur ces organisations devrait les encourager à mettre un terme à la violence et les inciter à reconnaître le droit d'Israël à exister''.
''Dans une affaire de cette nature, tout le monde est responsable. Il y a un agresseur et un agressé. Tout dépend de la définition de ces termes. [Je pense comme l'ensemble des Européens que] les réactions actuelles sont disproportionnées'', a déclaré le Président Jacques Chirac, à l'Elysée (Paris), le 14 juillet.
''J'ai suggéré hier à Kofi Annan, Secrétaire général des Nations unies, une initiative qu'il a retenue : l'envoi d'une mission de l'ONU sur place, au Liban si elle le peut, en Israël, à Ramallah, dans les principaux pays concernés : l'Egypte, l'Arabie saoudite, la Jordanie, le Qatar et pour terminer la Syrie.
La mission des Nations unies au Proche-Orient aura pour objectif principal d'obtenir la libération des prisonniers israéliens, trois soldats : Guilad Shalit pris par le Hamas et deux par le Hezbollah. C'est capital. Deuxièmement, obtenir le cessez-le-feu. Troisièmement, étudier les modalités de mise en œuvre d'une protection militaire, une sécurité militaire internationale à la frontière d'Israël et du Liban. De la part du Hezbollah et du Hamas, il y a nécessité de cesser les tirs inacceptables, irresponsables des tirs à partir d uterritoire palestinien sur Israël. Il y a un processus porté par le Hamas et le Hezbollah qui sans le système de provocation/réponse risque de mener le Liban au drame. Ces gens sont irresponsables à l'égard des populations civiles au Liban. [Je me demande s'il n'y a pas ] une volonté de détruire le Liban.
Je ne veux pas porter de jugement définitif. Le Hamas, le Hezbollah ne peuvent pas avoir pris ces initiatives seuls. Il y a quelque part un soutien de telle ou telle nation. Je me réjouis que Kofi Annan ait accepté mon itiative. J'ai demandé que l'Union européenne envoie Javier Solana''.
''Nous pouvons condamner Israël, les Palestiniens ou la Syrie autant que nous le voulons, mais nous nous contentons d'observer les événements de l'extérieur, nous ne vivons pas les problèmes du Moyen Orient'', a déclaré le Premier ministre britannique Tony Blair.
Il a exprimé sa compréhension du ''désir et de la nécessité pour Israël de se défendre''. Il a aussi affirmé ''comprendre le fardeau du Liban et du gouvernement libanais, sans parler des nombreux Palestiniens qui souffrent également''.