SUPERBE SHAHAR, SUPERBE
Superbe Shahar, superbe!
Israël, depuis des lustres, ne participe pas à la phase finale de la Coupe du monde de football. D’ailleurs,
tous sports confondus, il faut bien avouer que notre pays, en tant que sélection nationale, ne brille pas dans le firmament sportif mondial. Il aura fallu atten-dre les J.O. d’Athènes il y a deux ans, pour nous réjouir de la conquête d’une médaille d’or olympique.
Le gouvernement formé dernièrement par Ehud Olmert comprend, pour la première fois, un ministre de la Culture et des Sports, Ofir Pinès.
Dans le monde actuel, le sport tient une place assez exceptionnelle. De nombreux pays bien moins déve-loppés que nous consacrent des budgets importants au sport. Eux, mieux que nous, ont compris que par le sport, par la construction d’infrastrutures adaptées, par des budgets précis et intelligents, il était possible de changer certaines mentalités, de modeler une jeunesse nouvelle moins violente et plus attirée par les stades et le sport en général.
On peut rêver mais les chances de voir Israël modifier certaines de ses priorités surtout en faveur du sport, paraissent infimes sinon inexistantes.
Alors, il faudra se contenter, çà et là, d’exploits indi-viduels qui font encore vibrer quelques millions d’amateurs israélien de sport. Après le judoka Arik Zéevi, Gal Friedman, médaille d’or de planche à voile à Athènes, c’est la jeune joueuse de tennis, Shahar Peer, 19 ans qui nous a fait de nouveau trembler de bonheur.
Une fois n’est pas coutume, la chaîne nationale de télévision, la Une, avait décidé en dernière minute de déplacer tous ses programmes, dimanche dernier, pour nous offrir en direct son match face à la suissesse Hingis en huitième de finales de Roland-Garros.
Impressionnante de calme, de détermination, Shahar se dirigeait tout droit vers une victoire mémorable au moment où son adversaire demandait d’arrêter le match en raison de l’obscurité. Elle était grande, Shahar, elle était superbe. Depuis longtemps, très longtemps, l’occasion ne nous avait pas été donnée de vibrer ainsi face au petit écran. Merci Shahar, merci et rendez-vous à Wimbledon!