| | Vendredi 23 juin 2006 à 02:14 | Cette semaine, il nous est impossible de faire l’impasse sur la situation insécuritaire régnant à Sdérot. Cette ville est devenue la cible de toutes les organisations terroristes palestiniennes régnant dans la bande de Gaza depuis le désengagement israélien de l'été 2005. | Pour le lecteur n’étant pas au fait de la position géographique de cette ville, il est important de rappeler qu’elle se trouve près de la bande de Gaza, au nord du Néguev, donc au sud d’Israël, sur son côté bordant la Méditerranée. Cette ville fait partie du territoire Israélien reconnu par les Nations unies depuis 1948. Il n’y a aucune contestation Onusienne sur sa légitimité au même titre que Tel-Aviv, Haïfa ou Beersheva. Pourtant cette ville est la cible des roquettes Qassam, Katioucha et autres obus de mortiers dont disposent les terroristes palestiniens. Le quasi-miracle permanent, il faut bien l’appeler ainsi que l’on soit religieux ou pas, semblant protéger la population de cette ville ne doit pas nous faire oublier la détresse dans laquelle se trouvent ses habitants. Pourquoi cette ville a-t-elle été ‘’choisie‘’ par les terroristes ? Simplement parce qu'elle est la plus facile à atteindre. La population de Sdérot est composée pour près de 45% d’immigrants d’Ethiopie et de l’ex-URSS. Sdérot est une ville ouvrière et ses habitants doivent faire face à une situation économique plutôt difficile. Pourtant ce sont eux qui doivent vivre avec la peur au ventre à longueur de journée, jour après jour depuis trop longtemps. Ces deux dernières spécificités - situation géographique et précarité d'une partie des habitants de Sderot - viennent conforter le choix des terroristes. Cette ville est en guerre : les terroristes palestiniens surarmés ont déclaré la guerre à des civils - hommes et femmes de tous âges, enfants, adolescents. Et nombreux sont ceux qui, de par le monde, trouvent cela normal. Après tout, dans l’esprit des terroristes palestiniens, Israël doit disparaître en tant que tel, dans son entièreté… Mener une guerre d’usure contre une ville n’est qu’une étape vers l’obtention de tout le territoire convoité. Du coup l'Etat juif n’a de légitimité que pour les Juifs, leur sympathisants et certains caciques de l’ONU, donc sans aucune valeur pour des terroristes qui ne se reconnaissent en rien dans cette institution. Sauf lorsque cette dernière prend des décisions qui vont dans leur sens. Aujourd’hui Sdérot, demain Ashdod ? Ce titre illustre parfaitement la situation qui risque de se présenter si le gouvernement israélien ne trouve pas les solutions rapidement. Il apparaît toutefois que la politique des éliminations ciblées et de la barrière de sécurité porte ses fruits car les attentats-suicides deviennent fort heureusement rarissimes. Il se trouve néanmoins des individus qui ne considèrent pas ces mesures préventives normales et que le gouvernement devrait intimer l’ordre à Tsahal de cesser ces éliminations ciblées et de démanteler la barrière de sécurité. Les leaders des organisations terroristes l’ont très bien compris et en particulier ceux du Hamas qui, comme ils l’avaient annoncé il y a quelques mois, manipulent désormais les médias comme s’il s’était agi d’une arme. Donc, les dommages collatéraux des éliminations de terroristes seront médiatisés à outrance et si il ne s’en produisait pas et bien il suffirait d’en fabriquer ! La malheureuse famille Ghalia en est l’illustration. Aujourd’hui, il est certain que le décès des membres de cette famille palestinienne n'est pas dû à un explosif israélien. Même certains Palestiniens le reconnaissent. Eh bien tout cela n’a plus d’importance : ce qu’il restera, ce sont les images déchirantes des blessés sur la plage de Gaza vues dans le monde entier. Images qui ont terni un peu plus la renommée de Tsahal et conforté la haine viscérale que ressentent les islamistes, et d’autres, non seulement envers l'Etat d'Israël mais à l'égard des Juifs en général. Il n’aura pas fallu longtemps pour que cette manipulation médiatique annoncée porte ses fruits. Monsieur Haniyeh, Premier ministre de l'Autorité palestinienne, peut être fier de ses agents communicateurs. L’observation de la situation depuis le désengagement israélien de l'été 2005 de la bande de Gaza nous oblige à rester très circonspects quant à la bonne volonté des Palestiniens. Le gouvernement israélien actuel semble avoir la volonté de lutter contre le terrorisme. S'il veut rester crédible aux yeux de ses ressortissants, il devra trouver une solution au problème de l'insécurité à Sdérot très rapidement. Nos écritures nous le rappellent souvent : ‘’ Il ne faut pas compter sur les miracles !’’ | | |