CONTROVERSES à la Sorbonne - Claude GOASGUEN
12 février 2009
Claude Goasguen à la réunion Controverses
On dit que la politique française a changé au PO, mais tout de même ! L’action de Gaza a été qualifiée de « Disproportionnée » terme équivoque voire orienté. Il y avait bien disproportion des responsabilités mais pas dans le sens que l’on a dit en haut lieu en France.
Pour une fois cependant on peut reconnaître que la France a dirons nous relativisé son point de vue et son analyse des choses sur le terrain, alors que l’Angleterre pourtant européenne a connu un déchaînement offensif inhabituel à l’encontre d’Israël.
Sur le rôle détestable joué parles media il faut reconnaître que les media français ont une tendance à l’oubli médiatique sur les faits en défaveur du monde arabe totalement sélectif. S’y ajoutent souvent une réelle méconnaissance du problème et du terrain et une tendance des journalistes, à s’attacher bien plus aux déclarations qu’aux réalités de terrain et aux faits.
L’interdiction des reportages durant la guerre de Gaza s’explique par les catastrophiques reportages manipulatoires de la guerre du Liban. Cette interdiction a ouvert la porte aux approximations volontaires ou pas et à l’utilisation sans vérification aucune des seuls documents à disposition : ceux d’Al Djezeera.
La première question qui se pose à nous est bien entendu Comment maitriser l’info ?
Il faut savoir et dire que quelques jours avant l’intervention israélienne,
Le Hamas a littéralement liquidé à Gaza les troupes fidèles au Fatah. Meurtres organisés le long d’un mur, jambes détruites à coups de mitrailleuse, une gabegie d’horreur.
Pour la première fois, pays arabes, monarchies et Fatah par leurs déclarations « contournées » ont largement manifesté leur adhésion à l’opération israélienne sans le déclarer ouvertement.
L’Iran et la Syrie se sont manifestés par du verbiage, sans aucune aide sur le terrain ce qui est un autre signe.
Le Hezbollah s’est abstenu de toute intervention.
Le problème pour Israël c’est que 3 phases d’actions étaient prévues. Les deux premières ont eu lieu mais la troisième la plus importante (élimination du Hamas) n’a pas eu lieu.
Elle a été abandonnée au nom des Droits de l’Homme : le Hamas a moins souffert que la population civile utilisée en protection contre toutes les lois de la guerre.
Il serait donc utile à la France et aux medias de garder une position critique sur tous ces faits, que l’on ne retrouve pas toujours.
La politique française a changé mais le Président est face à une énorme communauté arabe qui dicte le débat.
Désigner l’Egyptien Moubarak comme médiateur officiel et reconnu est une plaisanterie car enfin ce président affirme n’avoir pu éviter le transfert d’armes au Hamas.
Soyons sérieux ! 900 tunnels sur 14 km, un pays incapable de défendre une telle frontière, il y suffirait une compagnie de gendarmerie !
La politique du président français n’est pas suivie par le Quai d’Orsay ce qui explique les couacs retentissants. Il va falloir une fois pour toutes en France se préoccuper du secteur diplomatique qui ne fait aucun cas de l’opinion publique, voire des opinions du chef de l’Etat !
Enfin pour faire court, rappelons que la société française après Gaza, c’est surtout la société français d’avant DURBAN II.
Le terreau de Durban II se fera sur les « atrocités » colportées de Gaza par Al Djazeera.
La France doit elle être présente à Durban II ?
Il faut d’urgence et immédiatement attaquer sur des thèmes qui puissent retourner l’opinion internationale pour éviter qu’Israël soit à nouveau au centre de l’œil du cyclone . Que ce soit un lieu de débat au thème unique : pour ou contre Israël .
Etablir des thèmes et des Conditions préalables à cette participation :
La condition des femmes dans ces sociétés totalitaires
L’Islamomanie : La liberté d’expression est un critère fondamental des Droits de l’Homme. Elle ne peut être pour l’Occident même à Durban de ce qu’elle est dans les monarchies arabes.
Voilà les thèmes que je vous propose car Gaza c’était hier, Durban c’est demain.
Notes prises par J. Sberro en attendant la parution de ce colloque sur AKADEM