Quand Israël assumera t-elle l'indivisibilité de sa capitale ?

Publié le par CCEEE un amis de Tunis

Quand Israël   assumera t-elle  l'indivisibilité de sa capitale ?
Ftouh Souhail de Tunis   ,  chers amis du CCEEE

La Knesset a adoptée mercredi en lecture préliminaire un projet de loi  très important  exigeant que tout éventuel compromis sur Jérusalem, soit approuvé par une majorité de 80 députés .C'est une décision, à notre sens, courageuse de la part des législateurs israéliens qui vient pour rassurer  quant aux menacent  qui planent  sur un éventuel  partage de la capitale d'Israël prévue par la conférence d'Annapolis.

Ce projet de loi est de nature a protéger la ville sainte  de toute tentative de  toucher à  son  statut  indivisible  proclamé déjà par   une loi fondamentale votée 1980 .Il était louable  d'ailleurs que les législateurs israéliens interviennent ainsi  car   Jérusalem, réunifiée  devra restée comme  capitale éternelle et indivisible du peuple juif .Mais il ne faut jusqu'à présent qu'une majorité simple de 61 députés, sur 120 que compte la Knesset, pour changer cette loi . 

Le risque de toucher à la loi  actuelle  proviendra   d'une  majorité au sein de la coalition du parti Kadima  qui est tentée  de s'aventurier à violer l'indivisibilité de Jérusalem   malgré que cette  décision est en contradiction avec les aspirations du peuple juif   qui ne voudrait plus voire la capitale de l'Etat d'Israël  scindée et divisée.  Ce partage de la ville constituera  une trahison sans précèdent  à  la Déclaration d'indépendance de l'Etat d'Israël qu'il a mit en valeur  Jérusalem unifié et Libre il y'a tout juste 60 ans.

La question à poser  aujourd'hui, c'est quand Israël  assumera t-elle définitivement  l'indivisibilité de sa capitale ?  Jusqu'à ce moment, la Knesset n'a donné qu'une  approbation préalable à ce projet de loi pour  rendre plus difficiles d'éventuelles  tentatives de concessions sur Jérusalem. Le texte doit encore être approuvé en commission et subir trois lectures - une procédure qui pourrait prendre des mois.

La  souveraineté d'Israël sur  la ville réunifiée reste donc menacée par ces déclarations qui laissent  entendre récemment qu'Israël devrait restituer aux palestiniens des quartiers aux périphériques de Jérusalem dans le cadre d'un accord de paix. .l'adjoint du premier ministre  Haïm Ramon a même évoqué ouvertement une nouvelle division de la ville !

Il faut donc que l'ensemble du peuple d'Israël s'oppose à des concessions dramatiques  jusqu'à  l'adoption d'une loi définitive qui exigera  une majorité qualifiée des deux tiers des députés du Knesset  (au lieu d'une majorité simple)  pour  se rassurer que  l'ensemble de Jérusalem demeure comme  capitale éternelle et indivisible de l'Etat juif.

Cette initiative courageuse  du Knesset   (qui revient au  député du Likoud Gideon  Sarr rédacteur du projet) se manifeste  donc au  bon moment  , pour sauver l'indivisibilité de la ville Sainte  et s'interposer devant les  intentions  dangereuses de certains responsables  israéliens   laissant entendre qu'Israël pourrait renoncer au contrôle à certains  quartiers  de la ville dans  l'attente d'un hypothétique   règlement permanent du conflit israélo-palestinien !

Il  parait que la tentation du partage de Jérusalem,  capitale  éternel d'Israël, est une maladie incurable pour certains israéliens, peu jaloux, de voir leur ville- symbole divisée et exposée à tous les dangers.

Le peuple juif, la « Lumière des Nations »  qui a toujours   témoigné de la moralité et de la justice universelle ne pourrait  accepter ce partage injuste  de Jérusalem avec un autre Etat qui n'a ni les valeurs, ni la culture du peuple juif.

Ce qui unit les Juifs, ce qui les caractérise en tant que nation, c'est leur foi  à Jérusalem. Vous vous  reconnaissez  comme nation à travers  Jérusalem. Jérusalem qui a  élevée, instruit et éclairée  le peuple juif ne pouvait donc en aucun cas être partagée au regard de l'Etat juif.

Le peuple juif dispose du  seul Etat au monde qui a renoncé à des gains territoriaux acquis dans des guerres d'autodéfense au nom de la paix avec ses voisins. Mais il parait que le  destin historiquement assigné au peuple juif est d'être contesté dans son unique pays et dans sa propre capitale.

 Il est tristement constaté encore  que le peuple juif,  qui a vécu la situation d'exil et d'éloignement, est incapable aujourd'hui de dire d'une seule voie que « Jérusalem n'est pas négociable  ».

En principe la question de l'indivisibilité de  Jérusalem devait être  question unanime et non pas un sujet de controverse,  tout comme la question des « réfugiés  palestiniens » qui suscite cette hésitation   si   Israël est un  Etat à caractère juif ou un Etat neutre où les Juifs seraient minoritaire.

A mon sens,  au lieu de faire des concessions dramatiques  au risque d'une grande fracture avec l'histoire et la société israélienne,  Israël est  invité  à  établir  une véritable victoire à Annapolis  en osant assumer l'indivisibilité de sa capitale  et surtout la présence juive dans cette ville comme dans tous le pays.

Le partage de Jérusalem constituera  une  rupture avec  la mémoire  des fils loyaux d'Israël  qui se  sont relevés  de la poussière  pour fonder  une nation parmi les nations et  ont bâtis   un  foyer  pour tous  les persécutés  en jurant de ne plus abandonner Jérusalem qui résume  , à elle seule , l'essentielle de  l'histoire  et la souffrance juive .

Le « rassemblement » d'Israël et son rétablissement dans le pays  en ayant Jérusalem comme capitale « aux Juifs premièrement  »  devait   garder la même ferveur qu'auparavant  et être la ligne de conduite des faiseurs de  décisions  et des législateurs israéliens afin de ne plus voir   la ville de David encore divisée et ruinée.

Curieusement, à l'heure où la Knesset intervient pour sauver l'indivisibilité de Jérusalem   la  triste Organisation islamique pour  l'éducation, les sciences et la culture (ISESCO) s'est rapidement  apparue à la surface   pour condamner avec hypocrisie  les fouilles israéliennes à Jérusalem. L"ISESCO a appelée  la communauté internationale à "intervenir  d'urgence pour faire pression sur le gouvernement israélien en vue de mettre fin aux fouilles qui menacent la mosquée Al-Aqsa et son  enceinte" ( communiqué du jeudi 15 octobre).

Combien de fois nous  devons appeler  à ces institutions arabes  veillottes   qu'il n'y  a tout simplement aucun lien islamique à Jérusalem, que la mosquée Al Aqsa et le Dôme du Rocher à Jérusalem ne  peuvent  pas représenter  le troisième lieu saint de l'Islam.

Ceux qui   condamnent les fouilles de Jérusalem  occulte le fait que  l'Islam  n'éprouvait pas de sympathie particulière pour cette ville. Il permit à ces fidèles de prier tournés vers Jérusalem pendant quelques mois, pensant ainsi convaincre les juifs de se tourner vers l'islam. La tentative ayant échouée, il prononça le 12 février 624, l'interdiction de prier en direction de Jérusalem. Cette ville ne fut jamais pour les musulmans un lieu saint. 

Parallèlement, le peuple Juif voit son enracinement à Jérusalem remonter jusqu'à l'époque du patriarche Abraham, là où se trouvent les fondations du Temple.  Il sera donc  honteux et scandaleux à la fois  d'interrompre les  fouilles,  cela fait  parti de  l'histoire  d'Israël et de son peuple .De quoi se mêle  donc cette organisation islamique ? Il est sûrement gênant pour les palestiniens   de faire apparaître au grand jour la vérité .C'est juste pour cela qu'ils veulent faire arrêter les fouilles. J'espère qu'ils ne pourront pas le faire, nous attendons tous la suite de ces fouilles avec grande impatience !

Jérusalem  était la capitale d'Israël plus de 1000 ans avant Jésus donc plus de 15 siècles avant que Rome ne devienne la capitale de la  chrétienté et plus de 16 siècles avant que la Mecque ne devienne la capitale des différentes nations arabes.  Ceci nous amène à considérer que se sont bien  nos amis   juifs   qui ont  vécus les   différentes « occupations » d'Eretz Israël : Romaine jusqu'en 313 environ de notre ère. ; Byzantine  313 à 636 ; Arabe 636 à 1099 ;   Croisés  de  1099 à 1291 ;  Mamluks  1291 à 1516 et  Ottomane  1517 à 1917.

Ceci nous donne 6 occupations étrangères, mais il y a toujours eu une présence juive sur cette terre. Sommes nous aujourd'hui devant une 7  colonisation  initiée cette fois  par les  palestiniens qui veulent effacés définitivement ce qui reste de la présence juive ?

Au cours de  douze siècles, la présence juive sur  Jérusalem   ne s'effaça jamais, et la reconquête de la capitale  du Roi David  devint  l'aspiration  suprême  du  peuple dispersé. Déjà depuis  1868, les juifs constituaient la majorité de la population de Jérusalem. De tous les peuples qui se sont succédés en Judée depuis la destruction du Second Temple par les Romains, seuls les Juifs sont encore  à Jérusalem. . Le dernier État souverain hébergé à Jérusalem  fut l'État juif détruit par les Romains en 70.

Nombre de nos concitoyens, en revanche, ignorent ou nient cette continuité et transforment le retour  juif en invasion, la libération en colonialisme. Ils suivent la ligne de pensée antisémite qui voyait dans la renaissance d'Israël une anomalie.

Les prétentions des Arabes palestiniens  à la propriété de Jérusalem  n'ont   donc aucune base sérieuse car ils ne sont venus en nombre en Israël que lorsque les Juifs ont commencé à rentrer dans leur  pays, à partir des années 1870-80 et ont commencé à le faire refleurir.

Durant la guerre des Six Jours, ce n'est pas des mains des Palestiniens qu'Israël reconquît la Judée, la Samarie et Jérusalem Est. Ces territoires étaient de fait occupés par la Jordanie depuis 1948. A-t-on une seule fois demandé au souverain Hachémite de restituer ces territoires aux Palestiniens ? Est-ce qu'une seule résolution de l'ONU a vu le jour à ce sujet ? Non. Ne nous demandons  pas alors pourquoi tous ces Palestiniens ont soudainement découvert leur identité nationale à Jérusalem  après qu'Israël a unifié la ville ?

Une image et une voix devait rester  gravées dans la mémoire collective des Israéliens, depuis la guerre de six jours : la photo de parachutistes, visages extasiés, au pied du mur des Lamentations, et la voix du commandant de leur brigade, le général Motta Gur, annonçant : « Le mont du Temple est entre nos mains ».

Le 7 juin 1967, en effet, l'armée israélienne  libère  l'esplanade  du Mont du Temple   juif et toute la vieille ville de Jérusalem. Ce  beau matin, lorsque  Tsahal a libéré la capitale divisée d'Israël, le peuple juif est  revenu   au plus saint de ses  lieux saints et il ne pourra s'en séparer  jamais. De ce jour, le peuple  juif martyrisé depuis des sicles   a retrouvé enfin  sa  capitale réunifiée et éternelle de l'Etat d'Israël.

Jérusalem est une ville  délivrée au peuple  du Shalom, elle traduit l'attachement de nos frères  juifs, depuis deux millénaires, à Sion, une des collines symbolisant Jérusalem  unique pour les juifs,   alors que  chrétiens et les musulmans tournent  les yeux vers Rome et La Mecque.

Depuis la libération de Jérusalem,  le  Mur des Lamentations,   avait  acquis une importance  croissante pour les fidèles juifs  qui venaient y pleurer la chute du Temple, le dernier vestige juif.  On doit avouer  aujourd'hui qu'avant la libération,  Les jordaniens ne  toléraient  pas  ces prières au  sur le mur des Lamentations, et excluait tout culte juif sur l'esplanade.

Ces « retrouvailles » du peuple d'Israël avec Jérusalem ne pourraient être gâchées par un retrait israélien d'un seul morceau  de la ville Sainte. Pour les Israéliens qui habitent dans les quartiers juifs de Jérusalem et ses environs, tout retrait signifie devenir des enclaves juives en territoire infiltré par le Hamas, les Brigades An-Nasser Salah Addin, les Brigades Abu Ali Mustafa, les Brigades Fatah's Al-Aqsa Martyrs, les Brigades Al-Aqsa, les Brigades Islamic Jihad's Al-Quds, les Brigades National Résistance et les Brigades Qassam  .L'équation est simple : partager Jérusalem =  c'est exposer sa liberté aux dangers.

Je dirais même à ceux qui résument la question dans l'internationalisation de Jérusalem  que le retrait  israélien des trois Lieux Saints de Jérusalem  (le Mur Occidental du Temple, le Saint Sépulcre et  l'Esplanade des Mosquées)   serait une catastrophe pour les Juifs, pour les Chrétiens et pour les Musulmans. Car jusqu'à présent, seule la présence de l'armée israélienne a permis et permet encore  un accès libre, pacifique et discipliné  à ces Lieux Saints.

Remplacer l'armée israélienne par des forces armées floues au mandat ambigu, genre casques bleus, verts ou roses, c'est le chaos garanti dans les vingt-quatre heures. Ceux qui en doutent ont la mémoire courte et sélective !

(Les dangers du partage de Jérusalem  seront exposés dans un courrier  prochain.)
Ftouh Souhail de Tunis , avocat stagiaire
souhailftouh@hotmail.com


http://www.cdec-asso.info/article-14011764.html
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