Monsieur MERGUI ERREUR OU STRATEGIE ?
De nombreuses réactions ont étées produites depuis la publication du 24 octobre dernier dans "LE MONDE".MONSIEUR MERGUI au NOM DU CONSISTOIRE DE PARIS lançait un appel à l'aide en direction de l'ETAT pour sauver notre institution.
Lors de la dernière ASSEMBLEE GENERALE, il y a quelques mois, un déficit minimisé était argumenté, voire banalisé.
EST-IL DU ROLE DU PRESIDENT DE PRENDRE CE GENRE D'INITIATIVE SANS CONSULTER EN ASSEMBLEE SES PRESIDENTS, LE CONSISTOIRE CENTRAL, ou SON PROPRE CONSEIL D'ADMINISTRATION ?
La réponse faite PAR LES POUVOIRS PUBLICS est claire et humiliante pour toute notre communauté :
"....on estime que seules des garanties d'emprunts auprès de la Caisse des dépôts et consignations pourraient être concédées, à condition que le Consistoire "dégraisse ses effectifs et entreprenne une opération "mains propres"".
Les ressources du Consistoire proviennent principalement des dons et des revenus issus de la casherout (la conformité des aliments à la loi hébraïque), aujourd'hui en forte baisse, du fait de la fin du monopole consistorial sur les produits casher, due à la mondialisation. "On constate aussi une dispersion des dons de la communauté sur un plus grand nombre d'associations", affirme M. Mergui. En outre, nombre de communautés se créent aujourd'hui hors Consistoire et conservent une partie de leurs ressources.
Face à une situation qui les empêche, de fait, d'entretenir un patrimoine d'une centaine de bâtiments, les responsables du Consistoire souhaitent une aide de l'Etat. "Si les pouvoirs publics ont le souci de voir la communauté juive poursuivre son développement et vivre son judaïsme le mieux possible, l'Etat doit donner des signaux forts de son soutien", estime M. Mergui. Il juge par ailleurs que l'Etat a une responsabilité particulière dans la mesure où "c'est lui qui, il y a deux cents ans, a créé le Consistoire". "Ce n'est pas parce qu'une fois par semaine un bâtiment est dédié au culte qu'il ne doit pas recevoir de subventions publiques", avance-t-il encore, dans une allusion à l'interdiction pour l'Etat de financer les cultes.
Côté pouvoirs publics, on estime que seules des garanties d'emprunts auprès de la Caisse des dépôts et consignations pourraient être concédées, à condition que le Consistoire "dégraisse ses effectifs et entreprenne une opération "mains propres"".