PROBLEME DE DECOMPTE MACABRE A GAZA

Publié le par PRIMO

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Le décompte de Gaza
Une importante explosion a tué deux femmes et une fillette de quatre ans dans une maison de Khan Younès, dans le sud de la Bande de Gaza.
Reuters affirme que les victimes sont une femme et deux fillettes. Et l’AFP termine sa dépêche par l’indécent décompte des morts.
La phrase, laconique, à l’effet théâtral légèrement suranné, est ainsi libellée : Les derniers décès portent à 5.907 le nombre de personnes tuées dans les violences israélo-palestiniennes depuis 2000, en grande majorité des Palestiniens, selon un bilan établi par l'AFP.
L’AFP est bien en peine de nous dire si les trois morts de cette explosion figurent dans ce décompte.
S’il est question de décès dus aux violences israélo-palestiniennes, nous pourrions donc préciser "5.904". Une agence de presse digne de ce nom ne saurait faire l’impasse sur la précision. Bravo !
Pourtant l’AFP se soustrait à cette obligation. En trois mots. Trois mots pour niveler : violences-israélo-palestiniennes. Ils désignent indifféremment terroristes et ceux qui s'en défendent, civils désarmés et miliciens, criminels et victimes. Fausse neutralité et vrai parti pris.
L’AFP ne dit pas non plus si elle compte dans ces 5907 décès les 350 morts dues aux violences inter palestiniennes depuis 4 mois et qui figurent dans le rapport d’Amnesty International.
Calcul mesquin, indécent ? Certes. C’est ce à quoi se livre l’AFP, agence officielle française, depuis des années.
Selon la police, qui dépend du Hamas, l'explosion aurait pu être provoquée par des militants qui manipulaient des explosifs. On admirera le conditionnel.
Mais ces agences de presse ne pose pas la question importante : d’où viennent ces explosifs ?
Il faut consulter le site d’un journal marocain pour apprendre que la police égyptienne a découvert dans le désert du Sinaï deux nouveaux tunnels utilisés pour faire de la contrebande avec la bande de Gaza.
Un tunnel avait été creusé dans une station-service désaffectée près de la localité frontalière de Rafah et l'autre dans l'agglomération d'Al-Barahma.
Bien évidemment, le journal termine en dédouanant l’Egypte de ses responsabilités.
Car, s’il y a des tunnels, c’est que la surveillance y est rendue plus difficile par les limites au déploiement de forces imposées par le traité de paix conclu avec Israël en 1979.
La lecture de la presse internationale ne réserve décidément pas beaucoup de surprises. Pour faire bref, c’est encore de la faute d’Israël.
Avec ce paradigme, l’analyse de la géopolitique mondiale devient tout à coup beaucoup plus simple à effectuer. Il suffisait de le savoir.
© Primo, 27/10/2007
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Publié dans ACTUALITE

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