Washington veut y croire

Publié le par C.D.E.C.

proche-orient-washington-netanyahou-abbas pics 390Les trois hommes veulent se mettre dans de bonnes dispositions. Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahou doivent relancer jeudi les pourparlers israélo-palestiniens sous l'égide de Barack Obama. Dès mercredi, le président américain a reçu séparément le Premier ministre israélien et le président de l'Autorité palestinienne. L'optimisme était de mise mercredi soir, malgré les circonstances peu favorables.

Un attentat a en effet tué quatre colons juifs en Cisjordanie mardi. Barack Obama s'est montré inflexible. "Les Etats-Unis ne renonceront pas à leur soutien à la sécurité à la sécurité d'Israël", a-t-il martelé. "Le message suivant doit être transmis au Hamas et à tous ceux qui s'attribuent le mérite de ce crime haineux: cela ne nous empêchera pas, non seulement de garantir la sécurité d'Israël, mais de parvenir à une paix durable qui permettra aux peuples de la région de s'engager dans une autre voie", a-t-il insisté à l'issue de l'entretien avec Benjamin Netanyahou. Le Premier ministre israélien a, lui aussi, mis l'accent sur la sécurité, qui devait être au centre d'un éventuel accord de paix.

La question de Jérusalem

Barack Obama s'est montré moins disert après son entrevue avec Mahmoud Abbas. "Nous réalisons des progrès", s'est-il contenté de dire. Mais des difficultés sont apparues très tôt. Dans une interview publiée mercredi dans Haaretz, le ministre de la Défense, Ehoud barak annonce que les autorités israéliennes sont disposées, dans le cadre d'un accord global, à accepter un "régime spécial" pour Jérusalem, qui cristallise toutes les passions dans la région. "Jérusalem-Ouest et douze quartiers juifs qui abritent 200.000 habitants seraient à nous. Les quartiers arabes dans lesquels vivent près d'un quart de million de Palestiniens seraient à eux", détaille celui qui est aussi leader des travaillistes.

Mais Benjamin Netanyahou est loin de partager cette vision. Le Premier ministre n'a jamais été vraiment approuvé l'idée d'une nouvelle partition de la ville. "Jérusalem est à l'ordre du jour des discussions, mais la position du Premier ministre est que Jérusalem doit rester indivisible", a commenté un haut responsable israélien voyageant avec le chef du gouvernement, évoquant les propos d'Ehoud Barak. Le dur des discussions se dérouleront jeudi

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