Equation impossible

Publié le par PRIMO - Josiane SBERRO

Rien de nouveau sous le ciel du Proche-Orient.

17 ans déjà que de «relances de négociations» en «concessions douloureuses», on n’a pas avancé d’un iota dans la pacification de la région.

Et avec un entêtement de Sisyphe, les acteurs internationaux (USA, Quartet, etc.) multiplient les initiatives, persuadés que l’écharde israélo-palestinienne une fois retirée, le monde entrera dans une nouvelle ère de paix où le radicalisme islamique s’étiolera de lui-même.

Comme par magie…

Curieusement, il n’est venu à l’idée d’aucun de ces acteurs que quelque chose «clochait» dans l’Histoire du Proche-Orient et qui expliquerait pourquoi la solution de paix est une chimère poursuivie inutilement depuis plus de soixante ans.

Deux peuples, deux Etats. Quoi de plus logique ? Comme une équation évidente dont on ne comprend pas pourquoi elle achoppe depuis si longtemps.

Dans un tel cas, tout mathématicien qui se respecte a le devoir de disséquer tous les éléments de l’équation.

1 peuple juif + 1 peuple palestinien = 1 Etat juif + 1 Etat palestinien.

Un certain Shlomo Sand, dans un essai paru en 2008, a cru trouver la solution. Pour lui, le peuple juif a été inventé !

Etrange paradoxe pour l’ensemble de communautés d’êtres humains, éparpillées de par le monde et qui, sans communications directes entre elles, sont parvenues à défier deux mille ans d’exil tout en conservant intacte la transmission d’un Livre, fondement moral des sociétés du monde libre.

Cette théorie fantaisiste n’est, bien entendu, qu’un écran de fumée destiné à masquer le vrai vice de l’équation : c’est le peuple palestinien qui n’existe tout simplement pas ! Nous en avons, à maintes reprises, fait la démonstration dans les colonnes de Primo (Lire).

Et c’est parce que ce peuple n’existe pas qu’il est pris du vertige de la paix lorsque des «négociations» tendent à l’amener à une réalité tangible.

Comme nous le voyons ces derniers jours, comme nous l’avons constaté ces dernières années, toute «relance» des négociations s’accompagne de sa propre impasse : la multiplication des attentats terroristes destinée à torpiller la remise en cause du statu quo. Seuls l’état de guerre permanent et la haine du Juif comme ciment permettent d’entretenir l’illusion de l’existence d’un peuple palestinien.

Par le passé, l’OLP s’est transmutée en AP, laissant la main à ses branches armées radicales et au mouvement religieux Hamas pour accomplir la sale besogne terroriste. Nul doute que si Israël tendait un jour la main à un Hamas devenu «respectable», comme le réclament à cor et à cris les chancelleries occidentales, le relais serait aussitôt pris par une nouvelle organisation feignant de considérer les précédentes comme traîtres à la «cause» palestinienne. Et l’on serait reparti pour vingt ans de troubles où, bien entendu, ce serait l’intransigeance israélienne qui serait tenue pour responsable de la pérennité du conflit.

Si, de façon totalement artificielle, un Etat palestinien indépendant était proclamé, quelle serait sa viabilité ? Comment pourrait-on éviter l’affrontement de factions que tout oppose et façonnées dans un système mafieux ? Comment règlera-t-on le problème de la discontinuité territoriale entre Gaza et la Judée-Samarie ? Epine savamment introduite par l’Egypte qui a refusé de recouvrir sa souveraineté sur Gaza lors de ses accords de paix avec Israël.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, nous assistons non pas à la fin de l’Histoire mais du moins à son ralentissement. La création d’instances internationales comme l’ONU, se voulant arbitre de tous les affrontements, a empêché le règlement naturel d’un conflit comme celui du Proche-Orient. Les guerres modernes ne permettent plus de dégager un vainqueur et un vaincu à leurs dénouements.

Non, il faut – surtout quand ce sont les Juifs qui gagnent – trouver des solutions «justes et durables».

Malgré «l’espoir» que suscitent les rencontres Netanyahou – Abbas de ces derniers jours, on pourra chercher longtemps, du moins tant que des Juifs resteront accrochés à ce petit bout de terre…

Publié dans ISRAEL

Commenter cet article