PROCES DES BARBARES - Verdict prochain

Publié le par FACEBOOK - S.MEIMOUN/G.TAIEB

Mes chers amis le proces des "barbares" arrive à son terme. Je crains le pire , le réquisitoire du procureur de la république à été en dessous de tout. Les assassins d'ilan n'auront pas les condamnations à la hauteur de leur crime et de la souffrance de notre frére Ilan. Le procureur est la voix de l'état!!! Je suis inquiet, déçu , révolté et je me sens trahi par la justice de mon pays
Le 10 juillet risque d'ètre un moment noir de notre histoire. Si le verdict venait à etre, comme je le crains , une insulte à la mémoire d'ILAN, nous devrons etre ptèt à exprimer notre écoeurement. Madoff pour avoir volé à été condamné à 150 années de prison , Alors, pour ces assassins , ces tortionnaires quelle devrait ètre la peine!!
NON! NOUS NE DEVONS PAS ACCEPTER QUE LE MINISTERE PUBLIC COLLABORE AVEC LES ASSASSINS NOUS DEVONS ETRE PRET A NOUS FAIRE ENTENDRE! RESTONS MOBILISE CAR NOUS AURONS A NOUS FAIRE ENTENDRE AU NOM DES VALEURS REPUBLICAINES DE JUSTICE ET D' EGALITE . SOYEZ PRET!!!!! POUR ILAN NOUS NE DEVONS PAS NOUS TAIRE!!!!!!
NOUS DEVONS ENVISAGER UNE MOBILISATION MASSIVE ; DEPUIS PEU, IL PEUT Y AVOIR UN APPEL DANS CE TYPE DE PROCES METTONS EN PLACE UN RESEAU CAPABLE DE REAGIR ET D' AGIR AUPRES DU MINISTERE DE LA JUSTICE DES L ' ANNONCE DU VERDICT! SVP DIFFUSER CE MESSAGE A TOUS VOS CONTACTS
L'avocat général, Philippe Bilger, a commencé son réquisitoire vers 13h30 ce mardi. Youssouf Fofana était là, dans le box, avec les autres accusés. Et il y avait du monde dans la salle d'audience. Des familles, des témoins, des avocats.

L'avocat général a parlé de tous ces jours d'audience, deux mois et demi de procès. Une vie. Avec les jurés. Avec les accusés aussi, qu'il a « le sentiment de connaître » désormais. Deux mois et demi dans cette salle d'audience, c'est autant de temps passé à explorer une affaire dans ses détails, comme « une cathédrale », étudiée de « ses sous-bassements jusqu'au sommet de son atrocité ».

Philippe Bilger a décrit les destins, les vies, les désœuvrements et solitudes d'une bande de jeunes qui avaient sûrement envie d'un chef, d'être dominés : « Une bande, un groupe de fraternités qui a œuvré pour le pire. Et qui a trouvé le chef qu'elle méritait. » Des jeunes motivés par l'argent, et « à n'importe quel prix ». « Une bande soumise attirée par le goût du lucre plus que par l'antisémitisme ».
Sur eux tous, Youssouf Fofana a su exercer une sorte de fascination, a expliqué l'avocat général. Et c'est leur « grégarisme » qui les a conduits à cette « dépendance », cette « adhésion » qui ressemble à une dépendance affective, « comme un substitut aux éclatements des familles de ces jeunes gens ». Comme si pour ces êtres là, le groupe avait à un moment représenté une sorte de famille.

Quant à Youssouf Fofana, « il est provocation, il est antisémitisme. Ilan Halimi ne pouvait que servir ses desseins les plus noirs ». Il est tout, sauf un amateur. C'est clair sur tous les crimes antérieurs à l'affaire Ilan Halimi. Il n'improvise jamais, il recommence sans cesse, il corrige, il s'adapte. Et l'avocat général a discuté « le malentendu tragique » qui s'est installé entre la police judiciaire et Youssouf Fofana. La police, « avec beaucoup de travail et de technique n'a pas compris qu'elle avait affaire à un criminel atypique, à une personnalité totalement déréglée ». Un accusé qui, à l'audience, a certes regretté ses échecs, mais n'a jamais déploré ses crimes.

Ilan Halimi a été la victime d'un « antisémitisme de haine, de violence et de mort ». Youssouf Fofana avait « la volonté de le détruire, de l'abîmer, de le souiller ». Un enlèvement, une séquestration, des tortures. L'avocat général passe vite, mais gravement, sur ces séquences. Philippe Bilger s'attarde sur certains accusés. Jean-Christophe S., qui a participé à l'enlèvement d'Ilan Halimi, « un bureaucrate du crime, un mercenaire de l'enlèvement ». Jean-Christophe G., mineur à l'époque des faits, petite frappe qui violente Ilan Halimi, « animé d'un sadisme certain ». Et Yalda, l'appât, cette fille « à la personnalité complexe, qui a des états de conscience, des doutes, une mineure pas perdue, c'est une tempête dans un cœur, une jeune femme qui choisit toujours le pire ». Pour elle, Philippe Bilger requiert 10 à 12 ans de prison.

Et puis Philippe Bilger plonge la cour dans la nuit du 12 au 13 février 2006. Il raconte le départ de Youssouf Fofana à cinq heures du matin, et Ilan Halimi recroquevillé dans le coffre. Il imagine la manière dont Fofana s'en est pris à Ilan Halimi, l'a brûlé vif. Philippe Bilger évoque toutes ces forces qu'Ilan Halimi a mises pour se traîner sur 160 mètres, jusqu'au pied d'un grillage. « Alors voilà pourquoi je requiers la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans pour Youssouf Fofana ».

Pour les autres, l'avocat général a requis la bienveillance de la cour pour Muriel I. et Leïla A., suggérant ainsi qu'elles soient acquittées. Pour Audrey L., il a demandé qu'elle soit condamnée sans indication de peine. Pour Alcino R., le père de Jérôme R., Philippe Bilger a demandé une peine ferme symbolique, parce que c'est le seul adulte qui avait une autorité, qui savait, mais qui n'a rien dit. Pour sa femme, Christine G., l'avocat général a requis une peine avec sursis.
Pour Jean-Christophe S. et Samir A.A, le magistrat demande 20 ans. Quinze ans pour le jeune Jean-Christophe G. avec rejet de l'excuse de minorité, 13 ans pour Nabil M., 12 ans pour Yahia K., Cédric B.S.Y, Fabrice P. Dix à douze ans de réclusion pour Jérôme R. Pour Gilles S., le gardien d'immeuble qui a fourni les clefs de l'appartement, et la « rabatteuse » Tifenn G, l'avocat général a demandé dix ans de prison. Pour les sept accusés restant, les peines requises s'échelonnent entre cinq et dix ans.

Enfin, Philippe Bilger a fini en rendant hommage à la présidente, Nadia Ajjan, qui a su tenir son audience avec « politesse, et attention mais aussi fermeté et autorité » quand il le fallait. Et surtout, l'avocat général a salué « la parfaite dignité de la famille Halimi », et par conséquent insisté sur la nécessité de proposer une justice équitable.

Mardi matin, c'est l'avocat de la petite amie d' Ilan Halimi qui a plaidé. Maître Xavier Filet a raconté les débuts de vie difficiles de Stéphanie Y., sa cliente. Elle est née dans un camp de réfugiés en 1981. Ses parents ont fui pour éviter le génocide Khmer. Maître Filet voulait ainsi démontrer qu'il n'y a personne qui nait avec une étiquette de criminel. Qu'il ne faut pas juger les accusés sur leurs origines, mais bien sur leurs actes.
Il a dit à la cour qu'il sait bien la difficulté de juger, de condamner, mais qu'en tant que gardiens des valeurs républicaines, les jurés se doivent aujourd'hui d'être exigeants. Ils ne doivent par exemple pas, selon maître Xavier Filet, considérer comme acquise la position victimiste de Yalda. L'avocat a dit qu'il la pensait au cœur du système. Pour lui, c'est une vraie criminelle.

Publié dans JUSTICE

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