Une adolescente de 14 ans survit au crash d'un A310 yéménite, polémique sur l'Airbus

Publié le par AFP

© 2009 AFP (Mehdi Fedouach)
Une jeune fille de 14 ans est la seule personne a avoir survécu à l'accident d'un Airbus yéménite transportant 153 personnes qui s'est abimé en mer dans la nuit de lundi à mardi au large des Comores dans des circonstances inconnues, la France mettant cependant en cause l'état de l'appareil.

Une jeune fille de 14 ans est la seule personne a avoir survécu à l'accident d'un Airbus yéménite transportant 153 personnes qui s'est abimé en mer dans la nuit de lundi à mardi au large des Comores dans des circonstances inconnues, la France mettant cependant en cause l'état de l'appareil.

L'A310 de la compagnie aérienne Yemenia avait embarqué ses passagers à Sanaa au Yémen pour se rendre à Moroni, via Djibouti. Selon les autorités françaises 45 Comoriens et 66 Français, avaient embarqué à Paris et Marseille avant de changer d'avion à Sanaa.

La jeune fille, âgée de 14 ans, qui était mardi soir la seule rescapée, est arrivée à l'hôpital El Maarouf et "son état n'est pas inquiétant", a indiqué la porte-parole du Croissant Rouge des Comores, Ramulati Ben Ali jointe par téléphone.

Des proches de victimes de l'Airbus A310 sont réunis à la mairie de Marseille le 30 juin 2009
© 2009 AFP (Vincent Beaume)
La jeune fille, âgée de 14 ans, qui était mardi soir la seule rescapée, est arrivée à l'hôpital El Maarouf et "son état n'est pas inquiétant", a indiqué la porte-parole du Croissant Rouge des Comores, Ramulati Ben Ali jointe par téléphone.

Il s'agit d'une Marseillaise de 14 ans, qui voyageait avec sa mère, a indiqué mardi à l'AFP un membre de la communauté comorienne citant des informations communiquées par les autorités aéroportuaires de Moroni.

Plus tôt dans la journée, plusieurs responsables médicaux comoriens avaient dit qu'un enfant de 5 ans avait été retrouvé, "flottant dans l'eau", sans donner plus de détails. Interrogé à ce sujet l'un des médecins, M. Ada Mansour a expliqué qu'il se "basait sur des informations reçues des bateaux présents sur le site de recherche. Mais je ne l'avais pas vu".

La polémique entre Paris, Bruxelles et Sanaa a enflé cependant dans la journée sur la maintenance de l'appareil vieux de 19 ans.

L'A310-300 avait été "exclu" du sol français "il y a quelques années (...) parce que nous estimions qu'il présentait un certain nombre d'irrégularités dans ses équipements", a indiqué le secrétaire d'Etat français aux Transports, Dominique Bussereau.

Des avions de la compagnie Yemenia le 23 janvier 2001 sur le tarmac de l'aéroport de Sanaa
© 2009 AFP (Khaled Fazaa)
La polémique entre Paris, Bruxelles et Sanaa a enflé cependant dans la journée sur la maintenance de l'appareil vieux de 19 ans.

"Est-ce qu'on peut emmener dans des conditions normales des passagers à partir du territoire français et ensuite les mettre dans un avion qui n'assurerait pas la sécurité?", s'est interrogé M. Bussereau devant les députés à Paris.

Cependant le ministre yéménite du Transport Khaled al-Wazir a assuré à l'AFP que l'avion n'avait pas de problème technique particulier.

L'appareil avait "été révisé en mai 2009 et assurait des liaisons courantes avec l'Europe. Il y a une semaine, il avait fait une liaison avec Londres", a-t-il dit au téléphone.

Fondée en 1961, la compagnie Yemenia n'avait pas rencontré d'incidents majeurs ces dernières années bien qu'elle soit la compagnie nationale d'un des pays les plus pauvres de la planète.

Pourtant, elle était sous surveillance dans l'Union européenne, la Commission ayant décelé en juillet 2008 des "manquements" à certaines normes de sécurité.

Bruxelles avait accordé un délai à Yemenia pour se mettre en conformité et celle-ci a finalement échappé en avril à son inscription sur la liste noire de l'UE de quelque 200 compagnies dangereuses.

Le secrétaire d'Etat français aux Transports, Dominique Bussereau, à l'aéroport Roissy Charles de Gaulle le 30 juin 2009
© 2009 AFP (Bertrand Langlois)
"Est-ce qu'on peut emmener dans des conditions normales des passagers à partir du territoire français et ensuite les mettre dans un avion qui n'assurerait pas la sécurité?", s'est interrogé M. Bussereau devant les députés à Paris.

Bruxelles veut des normes de sécurité mondiales pour le transport aérien et va évaluer les besoins des compagnies non européennes, a annoncé mardi soir le commissaire aux Transports, Antonio Tajani, après l'accident des Comores.

Dans la matinée, un avion avait repéré la carlingue de l'appareil, des débris et des traces de carburant à quelques kilomètres des côtes.

"Des cadavres flottant à la surface de l'eau ont été vus et une nappe de carburant a été repérée à quelque 16 à 17 milles (environ 29 km) de Moroni", a indiqué de son côté à Sanaa un haut responsable de l'Aviation civile yéménite, Mohammad Abdel Kader, sans pouvoir préciser les raisons de l'accident.

Carte situant l'accident d'un Airbus A310 de la compagnie Yemenia qui s'est abîmé en mer
© 2009 AFP
"Le contact avec le vol 626 de la Yemenia, parti lundi à 21H45 (18H45 GMT), a été perdu mardi à 01H51 (22H51 GMT lundi)", a-t-il expliqué en ajoutant que "les conditions météorologiques étaient mauvaises, avec des vents de 61 noeuds".

"Le contact avec le vol 626 de la Yemenia, parti lundi à 21H45 (18H45 GMT), a été perdu mardi à 01H51 (22H51 GMT lundi)", a-t-il expliqué en ajoutant que "les conditions météorologiques étaient mauvaises, avec des vents de 61 noeuds".

Selon des témoins à l'aéroport de Moroni, l'appareil a semblé entamer une approche en vue d'atterrir, avant de soudain repartir, puis disparaître.

"J'ai vu l'avion approcher puis repartir, je n'ai pas compris", expliquait ainsi l'ancien ministre comorien de la Défense Houmed Msaidié, interrogé par l'AFP à l'aéroport où il était venu accueillir une parente.

Cet accident intervient moins d'un mois après la chute d'un A330 d'Air France entre le Brésil et la France, plaçant sous pression le constructeur européen.

Publié dans ACTUALITE

Commenter cet article