Vol AF 447: 41 corps ont été récupérés

Publié le par AFP


© 2009 AFP (Evaristo Sa)
Les forces brésiliennes et françaises ont repêché à ce jour quarante-et-un corps de l'Airbus d'Air France, a annoncé mardi soir un porte-parole militaire.

Les forces brésiliennes et françaises ont repêché à ce jour quarante-et-un corps de l'Airbus d'Air France, a annoncé mardi soir un porte-parole militaire.

Le précédent décompte faisait état de vingt-huit corps récupérés, parmi les 228 personnes à bord du vol AF 447 qui s'est abîmé dans l'Atlantique dans la nuit du 31 mai au 1er juin.

Les premiers corps des victimes du vol AF 447 sont arrivés mardi sur la petite île de Fernando de Noronha pour une identification préliminaire.

Paralèllement Air France sous la pression des pilotes a annoncé le remplacement dans les prochains jours des sondes de vitesse de ses Airbus A330 mises en cause dans la catastrophe.

Huit corps, parmi les 228 personnes à bord du vol Rio-Paris qui s'est abîmé en plein Atlantique, ont été transportés à bord d'un hélicoptère Blackhawk qui s'est posé un peu avant 10H00 locales (13H00 GMT) sur le petit aéroport de l'île principale de l'archipel, située à 360 km de la côte brésilienne.

Un second hélicoptère, un Super Puma, était attendu en fin de matinée avec huit autre corps.

Les corps enveloppés dans de grands sacs étaient débarqués, un à un sur un brancard, par des militaires portant des blouses, des masques et des gants chirurgicaux.

Après les premiers examens, ils seront ensuite transportés à l'Institut médico-légal de Recife.

Photo fournie le 8 juin 2009 par la marine brésilienne de la récupération de débris de l'Airbus dans l'Atlantique
© 2009 AFP
Huit corps, parmi les 228 personnes à bord du vol Rio-Paris qui s'est abîmé en plein Atlantique, ont été transportés à bord d'un hélicoptère Blackhawk qui s'est posé un peu avant 10H00 locales (13H00 GMT) sur le petit aéroport de l'île principale de l'archipel, située à 360 km de la côte brésilienne.

Ces seize corps ont été repêchés ces derniers jours en haute mer, à environ 1.150 km de la côte, et transportés à bord de la frégate Constituiçao jusqu'à proximité de Fernando de Noronha.

L'Airbus d'Air France s'est abîmé au milieu de l'Atlantique, dans la nuit du 31 mai au 1er juin.

Mais il manque toujours les deux boîtes noires qui gisent probablement par plus de 4.000 m de fond. Il reviendra au sous-marin nucléaire d'attaque français Emeraude, attendu sur cette zone mercredi, de tenter de repérer grâce à ses sonars ces deux enregistreurs.

Carte de localisation de la zone des recherches de l'Airbus A330 d'Air France
© 2009 AFP
Les Marines brésilienne et française, déployées sur la zone de l'accident du vol Rio-Paris, à environ 1.150 km de la côte, ont à ce jour récupéré 24 corps et des pièces importantes de l'avion, comme la dérive, selon un décompte lundi soir de l'armée.

Si les boîtes noires sont localisées, elles devront être récupérées par les trois robots sous-marins embarqués à bord du navire français Pourquoi Pas qui a quitté mardi le Cap-Vert.

Opérations de recherche des corps des victimes et des débris de l'Airbus d'Air France. Durée: 1min08
© 2009 AFP

Sans attendre cet élément déterminant, les capteurs de vitesse ou sondes Pitot sont de plus en plus citées comme possible cause de la catastrophe, contraignant Air France à accélérer le programme de remplacement de ces sondes.

Ces sondes déterminent en effet la vitesse de l'avion, une donnée essentielle du vol: en cas de sous-vitesse, l'avion tombe mais s'il va trop vite, il se désintègre.

Une note interne de la compagnie datée de novembre 2008 que l'AFP avait pu consulter lundi, a fait état d'"un nombre significatif d'incidents" liés aux calculateurs de vitesse survenus sur des A330-A340 d'Air France.

Au lieu de quelques semaines, la compagnie française a annoncé qu'elle allait procéder au changement de ces capteurs en "quelques jours", selon le syndicat SNPL, majoritaire chez les pilotes.

Un syndicat minoritaire, Alter, avait même appelé le personnel technique navigant à refuser de voler sur les appareils non modifiés.

La compagnie a ainsi annoncé que, dès mardi, tous les long-courriers A330-A340 d'Air France qui décolleront seront équipés d'"au moins deux nouvelles sondes" sur les trois qui permettent de contrôler la vitesse des avions, a affirmé une source syndicale à l'AFP.

Air France dispose actuellement d'une quinzaine d'A330 et d'une vingtaine d'A340.

Après la compagnie américaine US Airways, la compagnie aérienne Swiss (groupe Lufthansa) a annoncé qu'elle allait remplacer les sondes de vitesse Pitot sur ses huit Airbus A330-200, équipés de ces capteurs.

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