Israël veut qu'Obama respecte les engagements de Bush

Publié le par AFP


© 2009 AFP (Menahem Kahana)
L'Etat d'Israël souhaite que le président américain Barack Obama respecte les ententes conclues avec lui par son prédécesseur sur la colonisation, a affirmé mardi un ministre israélien.

L'Etat d'Israël souhaite que le président américain Barack Obama respecte les ententes conclues avec lui par son prédécesseur sur la colonisation, a affirmé mardi un ministre israélien.

"Lorsque le président américain demande le gel de la construction, y compris de jardins d'enfants (dans les colonies), il s'écarte des ententes conclues avec Israël par le président (George W.) Bush", a affirmé à la radio publique le ministre de l'Environnement Gilad Erdan, un proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"En 2004, M. Bush a indiqué dans une lettre que la construction pourrait continuer dans les grands blocs d'implantations en Judée-Samarie (Cisjordanie), et c'est en vertu de ce texte qu'Israël a ensuite évacué une vingtaine de colonies dans la bande de Gaza" en 2005, a-t-il poursuivi.

"Les fonctionnaires du département d'Etat américain connaissent ces ententes", a-t-il insisté.

Le président américain Barack Obama a affirmé lundi, avant son départ pour le Proche-Orient, la nécessité d'une certaine fermeté envers Israël sur la création d'un Etat palestinien et la colonisation dans les territoires.

Dans un entretien accordé à la radio publique américaine NPR, M. Obama a justifié cette fermeté par le fait que la tendance générale actuelle dans la région était "profondément négative" pour les intérêts israéliens et américains.

M. Erdan a rappelé qu'Israël est par ailleurs engagé par la +Feuille de route+, un plan international de paix lancé en 2003 et resté lettre morte qui prévoit la création par étapes d'un Etat palestinien.

Des colons juifs reconstruisent une maison sur l'avant-poste illégal de Alon Moreh le 1er juin 2009.
© 2009 AFP (Menahem Kahana)
"Mais, il ne faut pas pointer un doigt accusateur sur Israël, car ce plan exige que les Palestiniens mettent d'abord fin à la violence alors qu'ils ne luttent pas contre les organisations terroristes", a-t-il dit.

"Mais, il ne faut pas pointer un doigt accusateur sur Israël, car ce plan exige que les Palestiniens mettent d'abord fin à la violence alors qu'ils ne luttent pas contre les organisations terroristes", a-t-il dit.

"Ceux qui pensent pouvoir exercer des pressions au détriment des intérêts et de la sécurité des habitants d'Israël se trompent (...) . Nous pensons qu'il faut poursuivre le dialogue avec l'administration à Washington et qu'il est possible de la convaincre", a encore dit M. Erdan.

De son côté, Yitzhak Herzog, ministre travailliste des Affaires sociales, a constaté mardi que si "l'administration en place à Washington a changé (...) cela ne remet pas en question notre alliance avec les Etats-Unis. Entre alliés et amis, la critique est légitime".

"Les Américains pensent qu'Israël n'a pas fait tout le nécessaire en Cisjordanie, et l'épreuve consistera à démanteler, conformément à nos engagements, les colonies illégales" créées sans l'aval des autorités israéliennes, a-t-il ajouté sur la radio publique.

"Ces colonies illégales portent atteinte aux blocs de colonies qui font partie du consensus, y compris dans l'accord de Genève", a ajouté M. Herzog, en allusion à un plan de paix alternatif conclu en 2003 en Suisse par des intellectuels et des hommes politiques israéliens et palestiniens.

Benjamin Netanyahu a rejeté lundi la demande américaine de geler la colonisation en Cisjordanie, affirmant que le gouvernement ne construirait pas de nouvelles colonies et détruirait les avant-postes illégaux mais n'empêcherait pas l'expansion naturelle des colonies existantes.

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