Boycottons

Publié le par PRIMO - J.SBERRO

L’élection de Barack Obama a soulevé une vague d’espoir sans précédent dans le monde entier et en France en particulier où l’on s’extasiait qu’au pays du neuneu sanguinaire, un démocrate noir aussi beau que Denzel Washington accédât au pouvoir suprême.

Obama est là, la saleté s’en va

Ce bouleversement politique a provoqué, chez nombre de nos concitoyens, des contusions multiples : les pieds dans leurs contradictions, ils ont trébuché et se sont cogné dans plus d’une embrasure.

Mais l’exception française, qui permet à des féministes de soutenir le Hamas lapidateur de femmes adultères, à un secrétaire de parti socialiste soumis à l’impôt sur la fortune d’engranger des voix pour « détester les riches » et à des élus d’organiser des manifestations publiques « antisionistes » qui dégénèrent en mini pogroms, l’exception française, donc, génère une idéologie assez puissante pour surmonter ces apparentes incohérences.

L’enthousiasme a encore crû lorsque le nouveau Président américain s’est rendu au Moyen-Orient.

Nul doute qu’il allait enfin faire rendre gorge aux faucons israéliens, restaurer les droits inaliénables des colombes palestiniennes et créer de ce fait les conditions d’une inaltérable paix mondiale.

Il n’y a pas d’idoles, seulement des idolâtres

Tant de frénésie – qu’elle soit obamaniaque ou originaire d’un autre virus – ne peut conduire qu’à la déception des adorateurs.

De fait, s’il a tapé sur la table côté israélien en exigeant l’arrêt complet de toute construction destinée à héberger du Juif en futur territoire palestinien, Obama a également mentionné avec une légère réprobation l’éducation à la haine qui est le fondement du cursus palestinien, de la maternelle à l’université.

Une initiative qui, pour discrète qu’elle soit, a cependant écorné son aura de champion du sud méritant contre le nord arrogant.

Loin de condamner cette propagande pédagogique avec la même ardeur que le BTP israélien, Obama a procédé avec une infinie délicatesse : il a considéré « très important de continuer à progresser dans la réduction de l’incitation à la haine et des sentiments anti-israéliens qui sont parfois exprimés dans les écoles, les mosquées et les places publiques, car toutes ces choses sont des obstacles à la paix. » (1)

Qu’en termes délicats ces choses-là sont dites !

L’incitation à la haine qui est « parfois » exprimée dans les écoles !!

Les études pointant les éléments qui, dans les manuels scolaires palestiniens sont inspirés des brochures de propagande nazie, ne manquent pourtant pas.

Le CMIP, qui a procédé à l’une d’elles, s’est vu élevé au rang de conseiller pour l’Onu et ses critères d’évaluation font désormais référence au sein des instances internationales.(2)

Primo le sait, mais Obama l’ignore.

Comme lui a échappé le fait que début mai 2009 (trois semaines avant sa visite), l’Autorité Palestinienne avait baptisé son nouveau centre de recherche informatique « Dalal Mughrabi », du nom d’une femme terroriste qui avait tué 37 civils dont 12 enfants lors de l’attaque d’un bus en Israël en 1978.

Etourdi comme il l’est, le Président américain n’a pas du lire non plus la charte du Hamas.

Elle appelle au meurtre des Juifs et précise que « la campagne d’endoctrinement doit se faire à travers les ulémas, les éducateurs, les professeurs et les experts en communication ainsi que les intellectuels, surtout les jeunes et les cheikhs des mouvements islamiques. Il est nécessaire d’introduire des changements importants dans les cursus scolaires afin d’éliminer les influences de l’invasion intellectuelle qui leur a été infligée par les orientalistes et les missionnaires. » (3)

Le Prince au petit poids

Clairement, Obama souffre du syndrome de la princesse au petit pois : un petit pois israélien sous deux douzaines de matelas l’empêche de dormir alors que les roquettes et les missiles palestiniens tirés sur Israël ne gênent pas sa sieste.

Pourtant, depuis sa prise de fonction, en janvier dernier, plus de 200 fusées, missiles et tirs de mortiers ont été tirés sur les villes juives depuis Gaza.

En tout, 6700 depuis que les Israéliens s’en sont retirés, il y a quatre ans.

Une occasion de construire leur Etat que les Palestiniens ont dédaignée au profit d’une escalade d’agressions contre l’Etat juif qui a fini par entraîner l’opération Plomb Durci.

Bah, qu’importe le canon pourvu qu’on ait le bouc émissaire !

L’obamania a encore de beaux jours devant elle au pays du réseau Voltaire (le bateleur qui nie le onze septembre, pas le défunt philosophe qui milita pour la vérité)...

Liliane Messika © Primo, 30 mai 2009

1 En VO : « It was very important to continue to make progress in reducing the incitement and anti-Israel sentiments that are sometimes expressed in schools and mosques and in the public square, because all those things are impediments to peace. »

2 Groiss, Arnon, "Jews, Israel and Peace in the Palestinian Authority Textbooks: The New Textbooks for Grades 5 and 10," CMIP (Center for Monitoring the Impact of Peace), Juin 2005; “PMW Video Archives: Hamas in its Own Words,” Palestinian Media Watch, January 2006-2007, http://www.pmw.org.il/tv-hamas.htm

3 En VO : “The time will not come until Muslims will fight the Jews (and kill them); until the Jews hide behind rocks and trees, which will cry: O Muslim! There is a Jew hiding behind me, come on and kill him!”[7] It also states: “The indoctrination campaign must involve ulama, educators, teachers and information and media experts, as well as all intellectuals, especially the young people and the sheikhs of Islamic movements. It is [also] necessary to introduce essential changes in the curricula, in order to eliminate the influences of the intellectual invasion which were inflicted upon them by the Orientalists and the missionaries.”in “The Covenant of the Islamic Resistance Movement – Hamas,” MEMRI.org, Special Dispatch - No. 1092, Feb. 14. 2006, http://www.memri.org/bin/latestnews.cgi?ID=SD109206

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