Attentat rue Copernic: libération conditionnelle du suspect

Publié le par AFP


© 2009 AFP (Ronn Sutton)
Un juge canadien doit décider mardi si Hassan Diab, auteur présumé de l'attentat de la rue Copernic, qui a fait quatre morts en 1980 près d'une synagogue parisienne, peut être remis en liberté en attendant son audition d'extradition vers la France.

Un juge canadien doit décider mardi si Hassan Diab, auteur présumé de l'attentat de la rue Copernic, qui a fait quatre morts en 1980 près d'une synagogue parisienne, peut être remis en liberté en attendant son audition d'extradition vers la France.

Le juge de la Cour supérieure d'Ontario, Robert Maranger, a indiqué qu'il rendrait sa décision à 10h00 (14h00 GMT) dans la seconde audition de remise en liberté conditionnelle de cette affaire.

Hassan Diab, un professeur de sociologie à temps partiel dans deux universités d'Ottawa, avait été arrêté le 13 novembre dans la banlieue de la capitale canadienne à la demande de la justice française.

Des magistrats français accusent M. Diab, 55 ans, d'être l'auteur de l'attentat qui a fait quatre morts et une quarantaine de blessés près de la synagogue de la rue Copernic à Paris, le 3 octobre 1980.

C'est la seconde fois que ce Libano-Canadien fait l'objet d'une audition de libération conditionnelle, avant une audition portant sur l'extradition elle-même, qui doit se tenir à une date qui n'a pas encore été fixée.

Durant les cinq journées d'audition, qui s'est achevée vendredi, l'avocat du ministère public a répété qu'une fois remis en liberté, M. Diab risquait de s'enfuir. Il a affirmé que M. Diab avait gardé des liens ténus avec l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

"Il n'y a aucune preuve que cet homme soit en fuite depuis trois décennies", comme le prétend le ministère public, a déclaré de son côté l'avocat de la défense. Il a estimé que le dossier à charge français est fondé en grande partie sur des informations émanant des services de renseignement, et non des preuves.

Plusieurs témoins de la défense ont proposé de se porter caution de M. Diab, estimant qu'il ne présentait aucun risque et qu'il faisait l'objet d'une "erreur judiciaire".

En décembre dernier, un juge avait décidé que M. Diab resterait en prison. Mais une cour d'appel avait ordonné une nouvelle audition, jugeant que M. Diab, qui ne maîtrise pas le français, avait été désavantagé parce que le dossier fourni par la justice française n'avait pas été traduit en anglais.

Il risque la prison à perpétuité s'il est reconnu coupable en France.

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