Une ténébreuse affaire : la disparition de TFJ (Télévision Française Juive)

Publié le par C.D.E.C. - J. SBERRO

Ghislain Allon et Michaëla Heine sont des journalistes principalement de télévision.

Jusqu’à une certaine date, ils ont été des journalistes heureux. Leurs documentaires se vendaient très bien et les ressources qu’ils tiraient de la pratique de leur métier leur garantissaient un niveau de vie confortable.

En 1996, ils fondent une société de production appelée CHARISMA FILM.

L’année suivante, ils se lancent dans une grande aventure : la création d’une chaîne de télévision juive qu’ils nomment Télévision Française Juive.

L’idée est séduisante et les fées sont nombreuses à se pencher sur le berceau.

Ils sont sept à croire fermement en cette aventure exceptionnelle : la mise au monde de la première chaîne de télévision juive. Evènement unique, singulier entre tous.

Qu’est-ce que cette télévision qui ose conjuguer ces deux mots : française et juive ?

Il ne s’agit ni d’une chaîne religieuse, ni d’une chaîne communautaire à l’image des radios juives.

Mais alors, qu’est-ce que cette créature unique, sans image précise s’interroge le président du CNC dans un courrier adressé au Président du CSA.

La chaîne émet 24 heures sur 24  avec trois heures d’émission fraîche chaque jour.

Cette chaîne trouvera rapidement un vrai public.

Mais, confrontée à une cascade de procès, elle sera liquidée et ses dirigeants poursuivis.

Le contexte dans lequel se déroulent ces procédures en série, appelle de nombreuses interrogations.

 

PREMIERES INTERROGATIONS : LES CONTROLES FISCAUX A REPETITION       

 

TFJ, CHARISMA, Ghislain Allon, Michaela Heine, et la SCI Immotech, seront en permanence sous contrôle fiscal. Existe-t-il une explication rationnelle à « ce traitement spécial » ?

Nous avons voulu savoir pourquoi l’administration fiscale accordait un tel intérêt à ces sociétés et à leurs dirigeants.

POURQUOI LA CENSURE : DES MOTIFS INAVOUABLES ?

Nous avons demandé à consulter, comme la loi le prévoit, le dossier fiscal de la société Charisma.

Le directeur des impôts a répondu qu’il présenterait un dossier « censuré ». Il évoque un droit au « secret » !

Nous avons pu ainsi consulter non le dossier, mais une copie effectivement grossièrement censurée. Les pièces essentielles que nous voulions consulter pour connaître les raisons de ces contrôles fiscaux à répétition, étaient absentes.

Il s’agit des pièces suivantes :

 1°) Dans tout dossier de vérification,  le vérificateur fait un compte rendu des conditions dans lesquelles le contrôle fiscal s’est déroulé.

Ce compte rendu n’a pas été produit.

2°) Dans tout dossier fiscal il y a normalement une fiche dans laquelle le vérificateur note les motifs pour lesquels l’entreprise ou le contribuable est proposé pour être vérifié.

Le directeur des impôts refuse de communiquer cette fiche.

3°) Autre chose étrange dans ce dossier : il y a au début de chaque dossier fiscal, une fiche que doit servir tout agent qui consulte le dossier ou qui effectue un quelconque travail sur le dossier.

Cette fiche n’a pas pu être consultée !

Qui a donné l’ordre de censurer ce dossier ? et Pourquoi ? Les questions restent posées et alimentent toutes les suspicions.

L’administration refuse d’indiquer les raisons pour lesquelles CHARISMA FILMS, TFJ et ses dirigeants ont fait l’objet de contrôles fiscaux en série.

Ces sociétés ont-elles fait l’objet de « règlement de comptes » par administration fiscale interposée ?

Y a t il eu dénonciations ?

Interventions « politiques » ?

Qui voulait la « mort » de la Télévision Française Juive ?

Ces actions sont-elles inspirées par de l’antisémitisme ?

Face au silence de l’administration fiscale, toutes ces questions deviennent légitimes. D’autant que l’administration fiscale n’est pas seule en cause. Qu’en en juge.

DEUXIEME INTERROGATION : LES ACTIONS DU TRIBUNAL DE COMMERCE de NANTERRE.

C’est une associée de TFJ qui demande la liquidation judiciaire des deux sociétés, CHARISMA FILMS et TFJ et pour une dette modique de 3500 euros.

Le Tribunal de Commerce de Nanterre prononcera la liquidation judiciaire des deux sociétés en Avril 2005.

Ni CHARISMA FILMS ni TFJ ne bénéficieront d’une procédure de redressement judiciaire. Elles seront automatiquement liquidées.

Pas de période d’observation.

Liquidation immédiate assortie de l’exécution provisoire.

Les sociétés ont été liquidées. Le passif n’a jamais été vérifié.

G. Allon scandalisé par ces décisions, fait appel.

Mais, le liquidateur a trouvé un repreneur pour TFJ.

Pour que la vente de TFJ puisse se faire, il demande à G. Allon de renoncer à faire appel.

Ghislain Allon privilégiant la survis et la continuation de la chaîne, accepte de renoncer à faire appel.

Sitôt qu’il renonce à ce droit, le liquidateur engage des poursuites contre G. Allon et M. Heine et les assigne en comblement de passif.

L’accusation repose principalement sur le fait que G. Allon n’a pas fait appel du jugement de liquidation judiciaire.

Or, le même liquidateur qui fait ce reproche est à l’origine de cette situation.

Il est manifeste que l’on a manipulé la justice.

Pourquoi ?

Pourquoi cet acharnement ? 

LES POURSUITES PENALES : des condamnations très lourdes/ un étrange acharnement.

Une associée de TFJ, E. B.  dépose une première plainte.
Le procureur  demande l’ouverture d’une enquête préalable.

Au terme de l’enquête, la plainte est classée sans suite !

E. B. dépose une deuxième plainte, qui reprend grosso modo les mêmes dénonciations que celles contenues dans la première dénonciation.

Le procureur demande l’ouverture d’une deuxième enquête préalable !

 

Au terme de cette seconde enquête, aucune poursuite ne peut être engagée contre Ghislain Allon et M. Heine pour les chefs d’ABS, profit d’une société…

E. B.  dépose une troisième plainte !

Troisième enquête préalable à la demande du Procureur !

Au terme de cette enquête bâclée, et sans que les prévenus n’aient été entendus, par citation directe, ils sont traduits devant le Tribunal correctionnel de Nanterre.

Ils passent devant le Juge  Isabelle Prévost-Desprez  et lors d’un procès surréaliste, ils sont condamnés pour des faits jamais vérifiés et contestables, à deux ans de prison dont 18 avec sursis pour abus de confiance, etc…Le jugement reprend mot pour mot les accusations de E.B. !

Ces actions pénales posent de nombreuses interrogations :

Pourquoi ces enquêtes préalables à répétition ?

Pourquoi cette procédure de la « citation directe » qui prive les prévenus du droit à une instruction ?

Le procureur a-t-il eu peur que l’instruction révèle la vérité ?

La sanction pénale, son extrême lourdeur, pose également de nombreuses interrogations.

Le juge Prévost-Desprez présentait-il toutes les conditions d’objectivité dès lors que dans un gros livre dont elle est l’auteur, elle dénonce à longueur de pages l’action d’un complot judéo maçonnique !

LA CURIEUSE PLAINTE DU CNC

Michaela Heine est également  condamnée dans une autre affaire qui l’oppose au CNC à 6 mois de prison avec sursis et au paiement d’une somme de 91000 euros. Le CNC prenant appui sur les dires de E.B. (toujours elle !) prétend que la subvention qui a été accordée à Charisma a été détournée de son objet. Là encore, l’accusation d’escroquerie ne tient pas dès lors que le film a été réalisé et qu’il est passé 25 fois sur les chaînes de télévision ! Qu’il est prouvé que Charisma qui n’était que co-producteur a dépensé un million de francs  au lieu des 400 000 francs initialement prévus!

Comment expliquer cette attitude du CNC ? Pourquoi une telle volonté contre CHARISMA FILMS ?

Agit-il toujours de la sorte  ou CHARISMA FILMS et son dirigeant ont-ils « bénéficié » là encore d’un « régime spécial » ?

 

Il a été naturellement  relevé appel de ces jugements et ces affaires sont pendantes devant le 9ème chambre de la Cour d’Appel de Versailles. Elles doivent être examinées le 9 mars à 14 heures.

Tous ces faits, toutes ces interrogations donnent de la consistance à la thèse du meurtre judiciaire des deux sociétés.

Ghislain Allon et Michaëla Heine, poursuivis comme des escrocs, n’ont jamais retiré le moindre profit de cette affaire.

Ils ont investi non seulement toute leur énergie et leur travail dans cette aventure, mais également ont englouti  toutes leurs économies et vendu  leurs biens pour financer jusqu’au bout ce qui a été le rêve de leur vie.

E.B., celle qui déposé toutes les plaintes contre eux et les deux sociétés, est la seule à avoir tiré un réel profit de l’aventure. Elle a immédiatement vendu 90% de ses parts en réalisant une confortable plus-value et espère toujours tirer de substantielles indemnités des différentes procédures qu’elle a engagées.

Nous agissons pour que la justice soit rendue.

Que Michaëla et Ghislain soient acquittés

Que la vraie ou les vraies coupables soient démasqués et poursuivis. 

Publié dans ACTUALITE

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